Alain Delon m’a tuer

Ma visite du Cambodge m’a laissé un souvenir impérissable des menus de restaurant.

Dans ce beau pays, il est indispensable de prendre le temps d’éplucher la carte comme on épluche un oignon.

Les cartes douleureuses, page par page, les larmes emplissent mes yeux, tel un rideau de théâtre. La notion de cache misère n’a jamais atteint le secteur de la restauration cambodgienne. Non non, la misère linguistique est paradée fièrement sur chaque page. Vous voulez du lait sucré? Et bien non, pas pour vous, car après quelques manipulations typographiques, vous finissez avec du lait de sueur. Et oui car sweet et sweat c’est la même chose non?

Mais une fois la page boissons tournées vaillament, on tombe sur une erreur cosmique et non pas typographique. Non, non, je n’ai pas halluciné, la stratégie, le bussiness plan des restaurants est d’intégré une page cigarettes. La consommation d’un curry doit obligatoire s’accompagner d’une petite cigarette bien forte car si votre langue lêche quoi que ce soit, ça doit se finir en cigarette.

Alors maintenant qu’on sait qu’on va fumer à table, qui est-ce qu’on fume? La réponse nationale? Alain Delon, ou bien Alain Delong et Alian Delon selon les crimes typographiques infligés à notre compatriote.

Après avoir ramené un paquet à ma fumeuse officielle, il semblerait que Delon soit abordable et laisse un fort arrière goût en bouche, un petit peu comme une trainée des bas quartiers.

 


My little travel time in Cambodia left me an undying souvenir when it comes to restaurant menus.

In that beautiful country, it is MUST to take time to peel back the menu, close to the manner in which one peels an onion.

The restaurant menus are painful, page by page, tears are filling my eyes like a stage curtain. It’s like a really bad murkin for the whole of Cambodian restaurateurs. But this does not cover the linguistic misery proudly paraded throughout each page of the restaurant menu. Feeling like sweet milk? Well, you get nothing! You get nothing because after a few unsavory typographic manipulations, you end up with a “sweat milk” on the page. Yes, because obviously sweet = bodily fluid ontop of milk.

Once you bravely turn the page away from the sweat milk, you end up on a cosmic error. It’s not even about typography anymore man. The business strategy of restaurants there is to integrate a cigarette page. Apparently, as soon as you lick, chew or drink anything, you have to celebrate by smoking a cigarette.

So now that it is acceptable to smoke tableside, what can we smoke? The national answer to this? Alain Delon, or Alain Delong and Alian Delon depending on the typographic crimes inflicted on one of our proud patriots.

If you are a famous French actor, the best way to aim for a worldwide recognition is to have your name on really nasty cigarettes available in Cambodian restaurants.

 

4 heures à Paris

One weekend in Paris is akin to having your life taken hostage by a chronometer. You have to see it all, eat it all, engorge yourself with post cards and steal the Eiffel tower in a tiny keychain. I was able to steal four hours of a friend’s life. We headed to Censier Daubenton for a few hours spent in my Paris.

Taking a little detour toward Rue Mouffetard, a highly touristic street worn down by ridiculous prices one would find in a game of Monopoly. Six degrees celcius outside, very convincing temperature when it comes to the acquisition of ice cream. It’s nothing for a guy that comes straight from Finland and it allows us to have a little climactic rebellion. After falling back on Place Monge, we are looking for a hall in the wall of Haussmanian buildings. Let me rephrase that, I am looking for a hole, the 6’2″ mobile flesh structure is following me patiently, not bothering to question my doubtful determination.

Once the hole was found amongst all that real estate, the entrance to the Lutèce arenas didn’t grab the attention of my friend, still dazed and confused by the creamy goodness.

Un weekend à Paris c’est voir sa vie prise en otage par un chronomètre. Il faut tout voir, tout manger, s’engorger de cartes postales et happer la tour Eiffel sous forme de porte-clé de quelques centimètres. J’ai réussi à subtiliser 4 heures de la vie d’un bon ami. Direction Censier Daubenton pour quelques heures perdues dans mon Paris.

Un détour et en route vers la rue Mouffetard, rue hautement touristique rongée par des prix dignes d’un Monopoly. Six degrés, température convaincante pour faire l’acquisition de deux boules de gelati. Ce n’est rien pour un mec qui arrive de Finlande et cela permet un petit moment de rebellion climatique. Suite à une retombée violente sur la Place Monge, nous cherchons un trou dans le mur d’immeubles haussmaniens. Correction, je cherche, le mètre quatre vingt dix de chaire mobile me suit patiemment, ne remettant pas une seule fois en cause ma détermination douteuse à trouver une brèche immobilière.

Une fois trouvée, l’entrée des arènes de Lutèce n’attire même pas l’attention de mon compagnon qui se remet encore de sa dose de gras lacté en cornet. Traversée rapide, une ou deux anecdotes envoyées à son attention comme des harpons et en route vers le jardin des plantes. Et là, au lieu de le laisser tranquille je le harcèle avec la différence entre les jardins à l’anglaise et les jardins à la française tout en me demandant ce que j’en ai à foutre moi aussi.

La galerie de Paléontologie n’attend que nous: petite leçon de linguistique devant un foie de tigre, réflexion sur les capacités enfantines illimitées à apprécier les dinosaures, clin d’oeil aux moutons siamois puis, comme le dit si bien mon ami: “la baguette avec le jambon qui formait le sandwhich était bonne, mais ça, c’était ce matin, j’ai faim maintenant”.

Où manger à 4 heures 30 de l’après-midi? Au fin fond du quartier chinois de Paris. Pendant que mon compagnon est en trance orgasmique devant le fait qu’une Orangina ne coûte que deux euros, je commande son plat et le mien. Patrick dit bonjour au boeuf Loc Lac avant de l’avaler d’une traite puis je le traîne dans une boulangerie où il comprend tout à fait pourquoi la France c’est la France. Peut-être qu’un jour je lui dirais que toutes nos religieuses ne sont pas en chocolat.

Toujours pas de contenu à proprement parler sur ce blog, mais bientôt, bientôt je vous serais d’une utilité.

Musings pt1

This is my blog. You would expect a technicolor orgy with unicorns, random news and caustic commentary. Well, the only thing I did lately: complain about camel and say that I am fat. This is about as disapointing as getting a Christmas sweater when you come from a Jewish family (thanks Grandma!).

But it’s getting better. Yesterday I invited a total stranger to go to a Museum with me to look at Hungarian medieval shields. Not really subtle when it comes to pick-up lines. Problem is…I don’t pick up people anymore. Actually never did because I am quite lazy and I would must rather entertain myself by looking at other people doing it (it’s less fun when I’m the target). So. Next monday, me, her and a Museum.

After that I convinced a professor to let me go because I have high-tech gadget presentations I simply can’t miss. Let’s forget for a minute that I am insane for insisting on continuing my school career while having full time job. That poor man actually looked pretty tempted by my announcement. Too bad. I am getting the hell out of here and you, you just stay put with that nasally bitch that can’t comprehend anything going on in your class.

Once I got over that, I demanded a six piece offering of McNuggets as a tribute to me. Life decided to grant this but delivered it with a side of irritating bitch. Thanks to Mel Gibson I can finally use an appropriate term: glum cunt. I get over her and bring the nuggets over. Problem is: I’m sitting next to what seems to be the kitchen. Hey, you, yeah, you, fast food cook: your repetitive phone ring of Meep Meep and the coyotte, no one cares for it, especially if it reaches a level that makes you feel like you’ve watched 4/5 shows in a row.

That is all.

C’est mon blog. On s’attend donc à une orgie technicolor de licornes, de faits divers et de commentaires caustiques. Le seul truc que j’ai trouvé à faire: me plaindre de la couleur camel et de dire que j’étais grosse. Dans le genre décevant, c’est presque aussi bon que de recevoir un pull de Noël quand on vient d’une famille juive (merci Mamie).

Mais ça va, on se remet comme on peut. Hier, j’ai invité une inconnue à aller au musée avec moi pour regarder des boucliers hongrois. Subtil comme façon de draguer. Problème est que je ne drague plus. Quoi que je n’ai jamais dragué vu que je suis une fainéante et que je préfère m’amuser à regarder les autres le faire (moins fun quand je subis). Bref. Lundi prochain, elle, moi, un musée.

Ensuite j’ai convaincu un professeur de me laisser filer car j’ai des présentations de produits high-tech à ne pas louper. Passons outre le fait que j’insiste pour continuer des études tout en gardant un boulot. Il avait l’air tenté de me rejoindre. Pas de chance. Moi je me casse, et toi tu restes avec la nana à la voix nasillarde qui ne comprend pas le plan de ton cours.

Une fois remise, j’ai exigé de la vie une fournée de McNuggets. La vie m’a dit ok, mais je te livre la caissière récalcitrante avec. Merci à Mel Gibson car maintenant j’ai enfin l’expression appropriée à ces vagins coléreux: glum cunt. Je me retrouve face à mes nuggets et saloperie…à côté d’une porte qui mène sûrement à la cuisine…Petit message au cuistot: ta sonnerie répétitive de Meep Meep et le coyotte, on s’en branle comme de l’an 40, surtout si cela atteint un tel niveau qu’on a l’impression de s’être tapé 4/5 génériques du cartoon.

That is all.

Carabonara


Les pâtes carbonara, c’est un plat typiquement italien…je n’aurais pas à mettre cet avertissement si je ne tenais pas ce blog en anglais. Soyons honnête, certains des lecteurs (et je sais qui ils sont) s’imaginent que Pizza Hut, c’est de l’italien aussi. Ne nous mélangeons pas les pinceaux, Disney a piqué les traditions du vieux continent pour en faire un empire et Pizza Hut a pris une institution pour en faire un laxatif lucratif. Contrairement aux femmes du gouvernement de Berlusconi, la carbonara est décadante certes, mais beaucoup plus digeste.

Le plat en lui-même est renommé au point que l’on oublie vite que cette sauce ne date que de quelques décennies. Les pâtes carbonara ont commencé à faire parler d’elles autour de la seconde guerre mondiale. La recette est très flexible mais certains ingrédients sont incontournables: du fromage (parmesan ou pecorino), des oeufs et du cochon bien gras avec une touche de poivre noir.

Le mythe du nom reste bien présent. On pense que c’est un dérivé du mot charbon ou carbone en italien. D’autres rumeurs persistent en parallèle. Ma préféré? Celle qui dit que cette sauce était confectionnée avec de l’encre de seiche (ce n’est pas un poulpe mais c’est tentaculaire donc ça compte). Je ne me souviens plus mon premier rentre dedans face à un plat de pâtes carbonara mais je suis tombée raide dingue de ce gros tas de cholestérol.

De quoi crever moins bête si jamais vos derniers instants se passent dans une cuisine.

Pasta alla carbonara is an Italian dish…if you didn’t know. Contrary to the Jersey Shore show, carbonara is truly Italian, just as decadent but in a more digestible manner. It’s not a very old dish, dating back to  the mid 1900′s. Pasta all carbonara is not known before the WWII.   There are many variations on it, but the main components are cheese (parmesan or pecorino), eggs (yolk only or whole), some fatty pig part and black pepper.

The name is thought to derive from the word carbone or coal. One of my favorite rumors about the name is that it may have been made with a squirt of squid ink. Some more appropriate ones include the black pepper flakes looking like charcoal in the white sauce or something to do with coal miners. I don’t remember the first time I fell in love with this debauchery of good spaghettis but man, I haven’t looked back since.

If you feel like being a creamy, fatty, salty eater – here is an array of recipes over at Food.com

P.S. the egg is added in raw ladies and gents. I like living on the edge.

Caffeine overdose

This post was originally dedicated to a friend’s pursuit of truth. She wanted to conquer the mysterious correlation between drinking tea and having to go to the bathroom at regular intervals once the tea time was started. So, I guess we’ll start with that and move on to more important ventures such as questionning whether I overdose on caffeine without knowing about it. I’m an unintentional junkie and I assure you that I do not enjoy ODing on caffeine. These overdoses were so frequent that I was convinced I had cancer, was having a baby, was having a baby cancer. So caffeine irritates the bladder, makes it spasm which accelerates your fluid evacuation intervals. Irritate your bladder and it’ll make you pee. There’s a few more factors but I’d much rather move into overdoses because overdose of anything brings more readers than the urine in any state.
To OD on caffeine, you need at least 300 milligrams which over-stimulates the central nervous system. The symptoms are fidgetiness (yes, that is a real word), nervousness, euphoria, insomnia, peeing more frequently (you know irritated bladder and all that jazz), rapid heartbeats, and my favorite: psychomotor agitation which is basically being a very repetitive asshole but in an even more uncontrolled manner.  And I haven’t even gone around to all the symptoms.
The liter of tea I consume quite often gets me to that state. Once the nausea starts, it’s game over for me. See me overdosing on caffeine and you will find some utterly unproductive and useless to the evolution (or entertainement) of humankind for at least two hours. Now my question is, have you ever had such an overdose and never made the connection between this and that?  If so, welcome to the club and I apologize for the delay, but since I drank so much tea, I’m gonna have to go and pee, you know irritated bladder and all that.

Cet article était dédié à une amie qui m’a sommé de partir à la recherche de la vérité cachée. Elle voulait enfin pouvoir tenir dans sa paume la vérité, l’indéniable correlation entre la tasse de thé fumante et le besoin pressant de se rendre aux toilettes. Je pense qu’il est juste de commencer par lui rendre hommage…pour finir par se demander si je ne me shoote pas à la caféine sans le savoir. Je suis une junkie inintentionelle et je vous assure que je n’aime pas les overdose de caféine. Mes overdoses carabinées ont fait que pendant un temps, j’étais convaincue d’avoir un cancer, d’être enceinte, d’être enceinte d’un cancer. Revenons à nos moutons, la caféine irrite la vessie et celle-ci est prise de convulsions comme une caissière H&M un jour de soldes. Irriter sa vessie, ça mène toujours à un pipi. Il y a quelques autres facteurs à prendre en compte, mais je pense que nous allons nous pencher sur les overdoses car si je donne le choix à mon auditoire entre les mots urine et overdose, overdose va toujours gagner, ça fait plus Paris Glam alors que le pipi n’a rien de mondain.

Pour overdoser il faut avoir au moins 300 milligrammes de caféine dans le corps. Une telle quantité stimule le système nerveux à tel point que la personne subit des troubles tels qu’une agitation psychomoteur – mon symptome favori, c’est l’équivalent d’être un gros con à répétition de manière non maîtrisée. Bien sûr, il y a d’autres symptomes comme la naussée, le fameux pipi minute et l’euphorie, ce qui n’aide vraiment pas votre statut de gros con à répétition car vous êtes maintenant un gros con redondant et incontinent.

Cela m’arrive souvent, sûrement à cause du petit litre de thé qui termine dans mon organisme les jours de rédaction à la maison, les jours d’ennui profond dans divers endroits de Paris et les matins trop matinaux passés à attendre sur le quai du métro en tapant du pied et faisant chier le monde (et oui c’est ça d’être une junkie parisienne qui n’a pas la classe d’être cokée). Une fois que la nausée s’annonce, c’est game over, je suis HS pendant deux ans. Incapacité totale de faire évoluer (ou rire) le reste de l’humanité. Ca vous est déjà arrivé ça à vous? Vous avez vite compris la relation entre le thé et votre inconfort neurotique? Moi pas, jusqu’à maintenant, mais plutôt que d’en discuter, je vais devoir m’excuser car j’ai encore bu trop de thé et je dois faire pipi, vessie irritée et tout le tintouin.

Le Chiberta

Il y a quelques temps j’ai eu le plaisir de visiter les cuisines d’un restaurant parisien sur les Champs Elysées. C’était une visite en petit comité avant le coup de feu du soir. Ambiance feutrée, la pesanteur de l’étoile Michelin me mettait un petit peu mal à l’aise car je me disais que le chef avait bien mieux à faire que de nous rencontrer.

Bien sûr, je ne connaissais personne. La timidité n’est pas une de mes caractéristiques les plus visibles mais ce soir là, je me suis fait toute petite pour un bon bout de temps. Même les petits pois sacrifiés à l’autel de la gastronomie française semblaient plus téméraires que moi. Finalement, après une visite des lieux, l’entrée en cuisine a décontracté l’atmosphère.

C’est une petite cuisine, pas une caverne de taille industrielle comme j’ai pu en voir à Las Vegas (Dieu merci d’ailleurs). Le chef était pédagogue, détendu et vraiment sympathique. J’ai trouvé ça surprenant lorsque l’on prend en compte qu’il doit mener une équipe, être prêt pour le service du soir et apprendre à des nunuches comment faire un amuse bouche. Je posterais la recette un peu plus tard car les beaux jours arrivent finalement et qu’un velouté de petit pois c’est toujours bon.

La plus grande surprise de la soirée était accrochée au bout d’une paire de talons Dior vertigineuse. Une demoiselle de mon âge, habillée pour le tapis rouge de Cannes plutôt que pour des cuisines professionnelles a réussi à soudoyer une recette de dessert discrètement pendant la cuisson des petits pois. Un culot monstre et une jupe mini ont obtenus mon admiration ce soir là.

Attaquons le côté technique de la chose: le Chiberta est le restaurant en question. C’est un restaurant Guy Savoy où vous pouvez admirer le talent du chef Stéphane Laruelle tous les soirs sauf le samedi et le dimanche. Avant de vous précipiter sur la carte et tourner de l’oeil (pour certains) aux prix pratiqués, sachez qu’il existe un service au bar qui propose un menu à 50 euros pour entrée plat dessert si je ne me trompe pas.

chiberta-french-restaurantA little while back I had the pleasure of visiting a famous Parisian restaurant. Meeting up with a small group, we were let in before the start of service. Cozy ambiance overall but the heaviness of the Michelin star clung in the atmosphere and was a little off-putting for me because let’s be realistic, a chef has a thousand better things to do than meet with us.

Of course, I don’t know anyone. Timidity is not of my most visible characteristics but that night, I made myself very small for a little while. Even the peas sacrificed in the name of gastronomy were braver than me. After visiting the restaurant, the entrance in the kitchen was the moment where things started going a little smoother.

It’s a small kitchen, not one of those giant ones I saw in Las Vegas (Thank God). The chef was a pedagogue, laid back and very approachable. I found this surprising, especially when you take into account that he has to deal with his crew, be ready for the diner service and teach morons how to prepare an amuse-bouche.

The biggest surprise of the night was hung on top a high pair of Dior heels. A little lady my age, dressed to the nines for a visit to professional kitchen. She managed to discreetly get the recipe for the chocolate mousse. A giant pair of prophetic balls and miniskirt gained my respect that night.

Let’s attack the technical aspect of this: le Chiberta is the restaurant in question. It’s a Guy Savoy restaurant . You can admire Stéphane Laruelle’s talents five evenings a week. Before running out of the room when you saw the menu prices, know that there’s a menu for 50 euros including appetizer, entrée and desert.

chiberta-french-restaurant

Tea Party

tea mugs insect steampunk laura zindel

Non, le titre n’est pas une référence politique mais une allusion à la denrée qui envahit une belle partie de ma cuisine. J’aime le thé, j’en propose toujours aux gens qui viennent me rendre visite car la bouteille de coca semble être un secret défense réservé à mon cher et tendre.

Il y a plusieurs types de thé, plusieurs façons de l’apprécier. Aujourd’hui j’aimerais aborder un autre angle de cette consommation ambrée: les mugs. Et oui, le mug est un phénomène sociétal qui touche pas mal de monde. Au point qu’un tumblr y est dédié: Mug Shots

Liens

11 modèles hors de l’ordinaire
11 autres modèles
Palais des thés – Thé aux oranges de Cuba…rien de plus à dire
Empire des thés – Lune impériale : thé blanc et thé vert, subtile mais sans être pour les petites natures
Kusmi – quand les russes s’y mettent ça donne des noms comme Taktir et des thés à l’herbe de bison (qui sentent comme la vodka).

Mugs Laura Zindel

Rest assured the title is not meant to lead us in a British ceremonial or political activism. Tea is just very present in my life. Actually, heaps of tea take up a large part of my kitchen. I always offer some to people who visit simply because I can’t put my hands on the diet coke because my other half seems to think it’s a highly private good that shouldn’t be shared.

There are multiple types of tea, many ways to enjoy them. Today I’d like to take another angle on the stuff: mugs. Yep, the mug can be seen as a social phenomenon with far reaching impact. To the point that there is a tumblr dedicated to it: Mug Shots. How do I know this? Simply because one of the most rocking chicks I know in this town came up with the concept. I’m pretty sure her mug has seen more White Russians than Earl Greys but hey, a mug is a mug.

Here are a few useful links for the road. And remember kiddies: 90C is for black tea, 80C for wulong and 70C for green tea. This gibberish means nothing to you if you are in the U.S.. Just like Fahrenheit is a strange word that very few Europeans know how to spell.

Links

11 mug designs
11 more mug designs
Empire of tea – Moon tea : white and green tea, delicate without being only for chicks.
Palace of tea – Cuban orange tea, look for it
Kusmi tea – when Russians make tea, it turns awesome. I mean Traktir is one of the names in there and they have bison herb tea, smells just like the famous bison herb vodka…

Laura Zindel Mugs

Hervé This – Molecular Gastronomy

Illustration by Pietari Posti

I just finished an entry level book by Hervé This: let’s build a meal. This book is clear, short and demystifies molecular gastronomy. This approach to the preparation of food has been going around in my mind like a rabid hamster in a wheel for quite some time now. Yes, it seems that every freaking person and their mother talks about molecular gastronomy. It’s interesting to note however that most of the additives used in that branch of foodmaking is the same as what’s in your store-bought yogurt or ham…Yes, seaweed finds its way into a lot of things nowadays.

I could go on telling how amazing this approach is, and what are the finer points, but seriously, the main point you should keep in mind is that having a strange sphere floating in your cocktail and exploding in your mouth is 30 levels of awesome. It’s a little showy and I guess it shouldn’t be if it wanted to be taken seriously…but…who doesn’t love playing with food?

I don’t care to know what came first the chicken or the egg. However, I am very very curious about how to cook a perfect egg and what proteins will help me achieve egg nirvana.

I’m probably going to be listing techniques and ingredients as I go on with this hobby. While you wait, here are a few linkies to check out.

Molecular gastronomy//

Illustration by Pietari Posti

Je viens de finir une livre d’entrée en matière de Hervé This: Construisons un repas. Le livre a le mérite d’être concis, clair et de démystifier la cuisine ainsi que la gastronomie moléculaire. La gastronomie moléculaire est une discipline qui trotte dans ma tête comme un hamster depuis pas mal de temps. Ce livre recadre parfaitement la place de la chimie dans ce que nous préparons comme nourriture: “la question de la distinction du premier ordre chimique et du premier ordre gustatif est essentielle parce que nous ne mangeons pas de la chimie mais des goûts”.

La gastronomie moléculaire part à la recherche des mécanismes de transformations culinaires qui sont pour la plupart de nature chimique, physique ou biologique. L’auteur est convaincu que les recettes de cuisine devraient donner l’intelligence technique ou le pourquoi et comment faire et l’intelligence artistique ou bien pourquoi ce mélange plutôt qu’un autre.

Cela dit, soyons francs, un cocktail avec une boule mystérieuse qui flotte et explose au contact du palet, ça fait classe. Cela fait des années que j’utilise des composantes à base d’algue pour faire des gelées et autres concoctions. La gastronomie moléculaire a tout de suite attiré mon attention car c’est une façon ludique d’aborder la nourriture. Un peu comme savoir pourquoi le ciel et bleu. Je me fiche de savoir qui était la en premier, l’oeuf ou la poule. Par contre savoir comment faire un oeuf parfait par le truchement des protéines qui le composent, ça, ça m’intéresse.

Je pense que dans le futur un petit point sera fait sur les différentes techniques à portée des non-cuistots et des additifs nécessaires. Pour l’instant, je vais me contenter de cette introduction brève à une de mes obsessions du moment.

Ressources en attendant le prochain article:

Molecular gastronomy//

Dernière petite chose: ne jamais faire usage d’azote liquide à la maison. Un allemand a fini amputé des deux bras à cause de ce truc et de sa connerie.

Tomato Transit

I’m in love with triviality and travel. I happen to be quite knowledgeable in both. Another area that I am quite fond of is food. Now, separately these interest turn out to be Distorted View for trivialities, an inane knowledge of arcane spices for food and a thesis in process on Wikitravel for the travelling bit of my life.

Join these three together and you get Tomato Transit: an ephemeral vision of airports.

1.We first encounter our brave correspondent, the tomato, held near a crate of lemons in what looks like a cleaner version of a school cafeteria. 2.But do not be mistaken, soon, the true nature of this location will be revealed! Tomato evolves in a produce area, at easy, despite the chill in the air. 3. But then comes the horror, the discovery, the realization! Yes, this looks more than a poor produce can handle. This is some demonic contraption, must be. Oh, what fate awaits poor tomato?! 4. Our brave little herbaceous is brought back with the rest of the herd and saran-wrapped. 5. The whole scene turns into a bloodbath were there seem to be little hope left that our tomato survived. 6. Would you look at that goop!!! I am outraged! 7. Ahhh, turns out there was a dignified fate for the most fluorescent ones. To the guillotine, multiple times! 8. Yes, you guessed it, this is an airport transit area for food. 9. Some joyous murderers intervening. 10. A tomato sarcophagus. 11. Is that a strawberry in the salted meat platter? 12. Oh my! yes it is! And guess who made it after all? That’s right only half of tomato made it but still…

Sorry, I’ve been in a crappy mood and haven’t felt like exposing my current thoughts on life beyond that of a tomato stuck in an airport.

Je suis une grande amoureuse de l’inutile et du voyage. Il se trouve que je presque une experte dans les deux domaines (selon Qype et ma grand-mère). Un autre domaine qui déferle mes passions: la nourriture. Cloisonnés, ces éléments donnent Distorted View pour les futilités, un savoir quasi-mystique des épices présents sur terre and un mémoire en élaboration sur Wikitravel pour le voyage.

A la croisée des trois vous trouvez le récit d’une tomate: un voyage dans l’éphémère de l’aéroport

1.Nous rencontrons notre correspondant, la tomate, tenue près d’une tour de citrons dans ce qui ressemble à la version propre de votre cafétéria d’enfance.  2. Il ne faut pas se fourvoyer, bientôt, la vraie nature de cet endroit sera découverte!  Tomate évolu dans un endroît maraîcher, tranquille, malgré la froideur prémonitoire de l’atmosphère. 3. Mais là, l’horreur, la découverte, le moment de vérité! Oui, cela est trop pour notre pauvre fruit. Ceux sont sûrement des installations démoniaques.  Oh, quelle destinée les dieux prévoient-ils pour notre tomate?! 4. Notre brave herbacée est ramenée avec le reste du troupeau enrobé de plastique. 5. La scène se transforme en un saune lugubre, un quasi-bain de sang, avec peu de chance de survie accordée aux tomates.  6. Arrrrrhhhh, malbouffe!!!! 7. Bon, pfiou, il se trouve que les plus fluos se sont vues réservées une fin plus digne. A la guillotine, plusieurs fois par tomate! 8. Oui, vous l’aurez deviné, c’est une salle d’attente pour bouffe d’avion 9. Quelques meutriers joyeux en pleine intervention. 10. Un sarcophage à tomate. 11. C’est une fraise que je vois sur l’assiette de charcuterie là?!  12. Ah! Oui! C’en est une! Et devinez qui a survécu le massacre? Notre tomate, enfin la moitié…mais quand même!

Désolée, je ne suis pas de la meilleure humeur et je ne me sentais pas vraiment apte à exposer mes pensées existentielles plus profondes que celles liées à une tomate coincée dans un aéroport

Mexico limbo

Pendant que je travaille sur un poste dédié à un des plus grands aliénés de la Rome antique, faisons un pit-stop à O’Mexico. Censé être un restaurant mexicain “authentique” nous nous sommes retrouvés face à un gros tas de choses. Ca en était tellement incongru que j’ai fini par piquer un fou rire nerveux.

Des appliques murales luminaires en forme de masques funéraires, un tableau d’un clodo dormant au pied d’un arbre, un nu de dos avec des fesses rebondies écrasées contre dieu sait quelle surface. Et là, je ne parle que du mur de gauche, en faisant omission des sombreros accompagnant le tout. Sur le mur de droite, orange douteux comme son compère se trouvent deux peintures sur velours noires aux couleurs fluo d’indiens d’amérique du nord et…là, mon cerveau a fait une impasse car il n’en pouvait plus.

Donc en rentrant dans cette version explicitement kitsch du continent amerindien, nous avons été installés à une table, pour ensuite voir les deux hommes en salle, à savoir le patron et un jeune homme se disputer comme des chiffoniers. Doux jésus, je pensais que le spectacle ne pouvait pas s’enrichir de plus de rebondissements. Mais si, d’une part nous découvrons qu’une table de quatre ploucs dont un à la chemise bleu turquoise criard changent de table. On aurait dit un ballet de pachidermes. De lautre, on se rend compte qu’il y a des gens suffisamment mentalement déséquilibrés pour être des habitués de ce restaurant. Et c’est à ce moment là que les deux gladiateurs/restaurateurs se foncent dedans et font sauter la machine à carte bleue.

Après ça, nous avons vu le jeune homme ratisser le sol pour un boulon microscopique pendant que l’autre effectuait une sorte de convulsion épileptique censée nous encourager à passer commande. Une fois n’est pas coutume, je me suis risquée à prendre un plat de porc, nous savons tous pourquoi hein…mon acharnement porcin me poursuit jusqu’au restaurant!

Trois quarts d’heure, un couple d’informaticiens stéréotypés parlant de newletters à gogo et un gros vent posé par les deux mecs, nos plats arrivent. Là je dois dire qu’on ne s’attendait même plus au pire car la soirée avait été fourrée d’intérêts qu’on avait décider de s’en tenir à une hésitation diminuant plus le temps passait car nous n’avions plus rien à perdre.

Finalement, le résultat n’était pas mauvais, un peu médiocre, mais vraiment rien d’effrayant. Quoi que mon plat s’est trouvé être le truc le plus mastoc et le plus bourratif de toute la carte il me semble. Il semblerait que le porc est trouvé un moyen de faire passer sa revanche! Je dois dire que cela me choque de ne pas sortir avec un avis valable d’un restaurant, ou c’est mauvais, ou c’est bon, à quelques variations près (serveurs, atmosphère etc etc). Mais là. Là. et bah là seule chose que je peux dire avec certitudes c’est que je suis heureuse de ne pas habiter trop loin car je n’ai pas assez de recul pour évaluer le délire culinaire auquel je viens de réchapper: des côtes de porc avec du chili, avec des lardons, avec de la salade maïs, des bettraves, carottes rapées, tomate, riz et pommes de terres au fromage. C’est sûr: demain je vais être malade.

While I work diligently on a post dedicated to one of the biggest psychos in roman history, let’s detour on to O’Mexico. It’s supposed to be an « authentic » mexican restaurant. Bear in mind that over on this side of the world we are not encountering anything mexican very often. So we were face with a lot of things…It was so unexpected and haphazard that I ended up hysterically laughing (never a good sign).

Now I will grace you with a cat taco image that you can acquire printed on the interwebs somewhere.

Back to the restaurant : wall light covering things looking like funerary masks, a painting of a hobo sleeping by a tree in fœtal position, another one depicting a nude back and crushed buttocks against God knows what surface. And I’m just talking about the left wall now, notwithstanding the sombreros tacked on the wall. On the right wall, doubtful orange like its buddy on the left, you can find two velvet paintings with neon colors, the subject being North American Indians and then…my brain reached a cul-de-sac, refusing to function.

So, as we entered this explicitly tacky version of the whole American continent, we were taken to a table and were just in time to witness the two guys working the dining room (the owner and some young guy) fight like stray dogs. Sweet zombie baby Jesus, I thought this spectacle could not get any richer, but it did. Of course, oh yes, on one side we discover that a four person table decided to switch tables, so the screaming turquoise shirted leader initiates the relocation. It looked like a pachyderm ballet performance. On the other side, we figured out there were people sufficiently insane to be usual patrons of this establishment. And it’s at that moment that the two gladiators/restaurant workers ran into each other and killed the credit card machine. After that, the young one started raking the floor looking for a microscopic cog while the other was deeply convulsing like an epileptic which was supposed to encourage us to place our order with him. I decided to risk it and take something with pork…my swine-y tenacity was haunting all the way to the restaurant.

45 minutes, a union of computer geeks and a huge cold shoulder from both servers later, our dishes arrive. Now, I can say I wasn’t even expecting the worst to come out since the evening had been so interesting. We had decided that we no longer had anything to lose. The result wasn’t that bad, a little mediocre but nothing terrifying. Well except that my dish turned out to be the biggest one on the whole menu it seems. The piggy wrath it seems…I can only say that I am happy I don’t live to far because I don’t have enough culinary hindsight to say if I will live another day: pork chops with a chili like gravy, with bacon bits, with salad, corn, beets, carrots, a tomato, rice, cheesy potatoes. Yeah…I’ll be sick tomorrow for sure.