Si c’était un blog de mode

Je prendrais approximativement 3000 photos de moi, dans des escaliers, dans un jardin, dans la rue…pour rien. Mais, si ceci était un blog de mode et que je devais vous faire part d’un compte-rendu pour 2010, je vous dirais:

  • Je suis encore et toujours contre le camel, surtout s’il contamine un autre ennemi juré: le gros short long en cuir. Un short en cuir long (et donc vendu hors des sex shops) teinté de camel ne peut être porté que par un seul type d’individu: un fan des écrits de Conan Doyle qui a un petit côté maso/fétichiste.
  • Lanvin, tu as très bien assisté H&M dans la production de mochetés distribuées en grandes pompes à travers le monde entier. Mais, je t’accorde toutefois un grand bénéfice: me fournir une jupette victorienne à porter avec des bottes de combat.
  • 2010: bravo et merci d’avoir finalement estimé que les bottes de combat étaient une paire de chaussures viable pour les femmes. Sauf que maintenant même les “ouaishs” en possèdent, ce qui dénature totalement mon sentiment d’éloignement culturel face à la tribu détenant une diction digne d’un Panzer.
  • C’est aussi l’année de mon acquisition de bottes de cowboys marrons. Ne vous méprenez pas, le seul moyen que je survive à cet achat était de me dire qu’elles faisaient vraiment steampunk ces bottes et qu’il fallait que je mette une petite touche de couleur dans ma garde-robe de croque-mort.

Messieurs, navrée car ce sujet est barbant. Mesdames, navrée, car je ne vous brosse pas dans le sens du poil.

Haut de forme

Man and MachineMagician’s attributesMonsieur Octopus

A goat on the wallEnveloppesPrint with a mural destination

Pin cushionMonopolized NarwalClassic board game

Petite variation autour d’un objet qui est d’une classe inégalable.

Homme et MachineLes attributs du magicienMonsieur le poulpe

Une chèvre sur le murEnveloppesImprimé à destination murale

Un coussin à épinglesUn narval monopoliséClassique des jeux de sociétés

Lanvin how I loved you

J’aime beaucoup Lavin, la vieille France, Paris capitale de la mode, sensibilité culturelle etc, etc. Mais on dirait que toute la caravane est passée pour s’écraser en plein dans un gros pylône de mauvais goût pour les masses. En 1889, la maison se lance, en 1996 elle est rachetée par le groupe L’Oréal qui refile l’affaire à Madame Shaw-Lan Wang en 2001. Puis, fin 2010, Madame Shaw-Lan Wang a sorti sa grosse pipe à opium et a décidé de fermer les yeux sur un massacre sur le champ de bataille des H&M.

Bon, confession forcée pour expliquer ma pique…Le directeur artistique mis en place pour redorer le blason est fabuleux. Beau boulot mon cher, mais à quel moment ”Lanvin ♥ H&M”, une initiative absolument magnifique pour la marque et le fabricant de vêtement, s’est-elle transformé en une palette de peintures à l’eau sélectionnée par un gamin de 5 ans soucieux d’être vu de tous.

La robe jaune pétante unimanchiste, bourrée de volume à en faire baver la mise en plis d’une mamie du seizième arrondissement ne va pas à tout le monde…je me risquerais même à dire que pour une collection visant le plus grand nombre, il n’y aura pas grand monde pour repartir avec. Le body couleur chair sur lequel se greffe une déferlante de tulle rouge pétant ce n’est pas la joie non plus. Le seul moment approprié pour porter ce truc serait pour aller défier un homme habillé en poulet géant devant un KFC. Et à l’issu de ce rude combat, vous pourrez porter la même robe, mais cette fois-ci en gris aux funérailles de monsieur poulet.

Pour info, la collection s’est vendue dès le premier jour au Royaume-Uni. Sur la même lancée, j’ai quand même pu trouver une jupette lourde, pleine de dentelle bien costaud (paradoxe n’est-ce-pas?) dans le genre petit victorienne débauchée. C’est dans ces moments là que je suis contente de me mettre hors de la mode et de continuer mon petit truc garçon manqué et mamie circa 1890.

Il était une fois

Oui nous aussi on a peur de ton pocho Jessica

Il était une fois moi. Il était une fois une glace. Même deux, celle que je mange et celle qui me reflète ce que j’ai mangé comme une cartographie calorique de mon corps. J’ai des envies subites d’être mince. Mais pour les mauvaises raisons. Encore pire que les mauvaises raisons, mon envie d’être mince est tellement ridicule qu’elle mérite d’être bafouée par ma fainéantise.

Je vais rester ronde. Parce que j’aime mes seins, parce que j’aime mes fesses, parce que je suis faite comme ça et parce que j’habite au dessus d’un McDonald’s situé à côté d’un KFC et qu’à côté d’eux j’ai tous les restaurants chinois au monde. Je vais rester ronde parce que j’ai été mince et que je ne fais pas une bonne mince.

Je veux être mince parce que la mode est tellement triste et que le camel ne va à personne. Je veux être mince parce que j’espère que les habits m’iront correctement. Or, je ne suis pas dupe. Le camel c’est moche et quand c’est mal coupé, ça ne va à personne. A ce rythme là, la semaine prochaine je voudrais être black, qui sait peut-être que le camel m’ira mieux. Je veux rester ronde tout en m’imaginant porter ce qu’on me propose dans les vitrines. Je veux donc être mince pour les mauvaises raisons. Pire que les mauvaises raisons, je veux être mince sans changer quoi que ce soit.

Ca me fait bizarre d’être sans complexes pour une fois dans ma vie. D’habitude je veux toujours perdre ceci, cela. Je fais partie de cette catégorie de femme qui n’a rien à rajouter. J’ai tout, et même un peu trop. Mais tant mieux! Je n’ai jamais été déçue et convaincue d’avoir un manque de féminité. C’est très bien de me revendiquer et tout et tout. J’ai vaincu le système. Sauf que maintenant, le système, il n’est pas content et qu’il ne veut pas me fournir une culotte décente. Pire, il veut me mettre des fausses hanches par dessus.

Mode automne/hiver 2010: une ronde vous dire merde pour les mauvaises raisons. Pas parce que vous ne pensez pas à moi, je ne suis pas égoïste à ce point là. Juste parce que la myriade de choses qui pendent dans les vitrines…et bien c’est moche. Pas pour moi, pour tout le monde. Si je vois une nana en camel cet hiver, je vais l’enfermer dans la vitrine du H&M comme martyr.

- The End-

I like insane people on the TV.

This season of Project Runway is a total freakshow. The previous season used to make me hate my computer screen because I simply couldn’t handle the snooze fest. All the contestants were the same, Tim was getting tired of being Tim and I stopped paying attention. We pretty much gave up on the show simply because reality/artcraft type TV shows are not our thing anyway. This season I had to beg my husband to download it. Having seen a few comments on the season 8 contestants, I knew this was going to be gold and it is.
There a creepy creepy man/boy. He has the head of your neighborhood pervert on the body of an eight year old pedophile’s wetdream. Add a white bowtie, orange glasses and some leather and studs and you’re right on track. Then we move on to the sped up version of a Chinese sweatshop worker, half energizer bunny, half Mulan. There’s also the confused youngster and his many many personnalities and by that I mean “love boat attendant”, gold lame hipster and typical nerd. Which brings us to the manly man with a voice courtesy of Donald Duck and the Italian crybaby. Last but not least we have the Puerto Rican drama queen that fails to understand English…when the English doesn’t suit him and the season’s resident bitch…that’s even bitchier than the previous ones.

It all makes for great TV. Trust me on this one. I’m not really into fashion, I’m not really into TV shows, but I laugh my ass off watching this season.

La nouvelle saison de Project Runway ressemble à la cour des miracles. La saison précédente m’avait fait détester mon écran car je ne pouvais pas supporter un show aussi soporifique. Tous les participants se ressemblaient, Tim en avait marre d’être Tim et moi, j’en avais marre de prêter attention à tout ce cirque. Nous avons donc laissé tomber ce show car n’étant pas très enclins à la télé réalité et à la mode…ce n’était pas notre devoir d’être fidèles à une bouse pareille.

Ayant vu la tête des nouveaux participants de cette saison, je tenais là une mine d’or et je me suis attelée à convaincre ma moitié de la télécharger. Il y a une créature avec la tête du vieux pervers du coin sur le corps d’une gamin de huit ans. Ajouter un noeud papillon, des lunettes oranges, quelques accessoires avec des pics et du cuir et vous arrivez à une approximation du personnage. Ensuite il y a la version accélérée de la travailleuse type des ateliers chinois, mi-energizer bunny, mi-Mulan. S’y ajoute un jeune homme bien confus et rempli de personnalités: un stewart pour la croisière s’amuse, un hipster en doré et un gros nerd, tout en un (avec la garde robe pour chaque). Puis on passe au mec viril avec les cordes vocales estampillées Donald Duck et l’italien qui fait le saule pleureur. Et pour finir nous avons la folle de Puerto Rico qui ne comprend pas l’anglais…enfin quand ce qu’on lui dit en anglais ne lui convient pas; et clou du spectale, nous avons la connasse de service, qui bat tous les records précédent dans le genre.

Epic win. Sérieusement. Je n’aime pas vraiment la mode, ni la télévision d’ailleurs, mais je me marre bien comme il faut cette saison.

TGIF

It’s been awhile since I’ve written anything that didn’t have to include a large ostentatious image gallery. I miss writing for the sake of writing. The sake of writing being my taken over by my inherent need to bitch about anything and everything that crosses my path. I’ve never been a Meh person. Either I hate or I adore. I can be exasperated or gaga over something. But not in the middle.

In a totally unrelated statement: Fuck you Lady Gaga. Give back the lady to the antiquated cunts over in Britain and let me keep gaga. I like to be gaga over something. But now, gaga just means some overly excentric (there is such a thing trust me) piece of flesh dressed in delirious clothing. All in all that description could be applied to me – hello, I actually once thought neon pink eyeshadow was a viable choice because it went great with my – hold it…hold it – neon pink bondage pants.

So here I am on a Friday night, thankful that I am done with the work week. I’m not going out. I’m doing a mini staycation in my empty apartment. I am trying to do a small rendition of the 100 things people. Whittling down my possessions to make this lodging seem a little more minimalist. As minimalist as it can be with two merry go round horses and goady Hungarian alcohol bottles. Strangely, it seems like my husband’s books are disappearing a hell of a lot more than mine. Strangely my clothing is disappearing a hell of a lot more than his. Yes, he buys things like dictionnaries and I buy things like ten black tops. Superficiality, welcome to my closet. Practicality, get out of our personnal library (and my shoe rack).

Cela va faire quelques temps depuis mon dernier article ne nécessitant pas l’ajout d’une galerie d’images ostentatoire. Ecrire pour écrire me manque. Enfin écrire pour écrire étant une action victime d’un détournement de ma personnalité qui requiert un grognement désapprobateur envers bon nombre de choses sur mon chemin. Je n’ai jamais été du genre à faire “Meh”. Ou j’abhorre ou j’adore. Je peux être exaspérée ou bien complètement gaga de quelque chose. Jamais au milieu.

D’ailleurs une petite déclaration sans aucun rapport avec ma diatribe: Fuck you Lady Gaga. Je t’ordonne de me restituer le mot “gaga”…et au passage de rendre Lady aux vieilles peaux désuètes de Grande Bretagne. J’aime bien l’expression “être gaga”. Mais là, gaga ne fait référence qu’à un tas de chair excessivement excentrique (oui, l’excès d’excentricité existe) tarabiscoté d’habits délirants. Tout cela peut aussi bien être pris pour une description de ma petite personne – bonjour, il fut un temps où j’estimais que le port d’une ombre à paupière rose fluo était un choix viable car cela s’accordait parfaitement avec – attendez…attendez…mon pantalon style bondage rose fluo et ses chaînes.

Me voici donc un vendredi soir, heureuse d’avoir fini la semaine. Je ne sors pas. Je me prend de micro-vacances dans mon appartement vide. Je tente d’effectuer mon interprétation des gars aux 100 choses. Je réduis mes possessions pour faire comme si cela allait conférer un air de minimalisme à mon appartement. Enfin minimalisme, c’est un point de vue, surtout avec deux chevaux de manèges et des bouteilles d’alcool kitschos de Hongrie. Etrangement, ceux sont les livres de mon mari qui disparaissent plus les miens. Et dans la même lignée de fabuleuses coïncidences, mes habits disparaissent beaucoup plus que les siens. Oui, il achète des dictionnaires pendant que moi j’achète des choses du genre dix hauts noirs d’affilée. Superficialité, bienvenue dans mon armoire. Fonctionnalité, tiens-toi loin de notre bibliothèque et de ma collection de chaussures.

Fashion links

Haute Macabre - can’t get much better than this if you have a somber sense of fashion. The team is up-to-date, curious and quite efficient in introducing many designers, photoshoots, and the Haute List which makes it a little closer to our wallets.

Their boutique has one of the items I covet but after looking at my monthly budget, I’ll have to wait (I have been raised in the ways of thrift)…

Gothique - this blog is mostly about make-up. I say mostly because the lady puts together some looks on a regular basis and she never disappoints.

BioRequiem - Zoetica had me at “eyebrow tutorial“. Amazing fashion sense, great drawings and Haute Macabre writing team member.

Daddy Likey - a lot more colorful and whimsical than my usual reads, I like this blog because it simply makes me laugh, especially the recurring segment: don’t show your chocha and Martin.

Threadbanger - this is more for the DIY crowd but they have tutorials for right about anything your mind can think of.

Tilly BloomUntamed Menagerie - shops that make me drool. This is to follow their newest creations and inspirations.


Haute Macabre - un blog de mode assez sombre. L’équipe est au courant, curieuse et parfaitement apte à présenter designeurs, clichés de mode et la Haute List qui ramène toute cette sphère de la mode plus proche de nos porte-feuilles.

Daddy Likey- La demoiselle a un humour à toute épreuve. Bien que ce soit un blog en anglais, les rubriques du genre Don’t show your chocha ce qui veut dire: ne montre pas ta foufoune ne peuvent que faire rigoler. Les avis de Martin, le raton laveur, sont aussi très à propos en matière de mode.

Gothique - bien que ce soit surtout un blog sur le maquillage, la demoiselle présente des looks assez souvent.

Threadbanger - site DIY assez intéressant, ils ont tout et n’importe quoi. Même de quoi faire sa cérémonie nuptiale à moindre coût et de manière loufoque.

BioRequiem - une nana délirante, très bonne dessinatrice (comme l’atteste l’illustration de gauche). Ses dessins son à vendre sur son site, et son blog m’a fait chavirer avec un tutoriel sur comment dessiner ses sourcils sans ressembler à une gothopouffe. Ah, oui, elle est membre de l’équipe de rédaction de Haute Macabre.

Tilly BloomUntamed Menagerie - Deux artisans qui me font saliver. C’est assez Pavlovien comme réaction mais un petit détour par leurs sites et je pense que je serai comprise. L’une d’elle a un blog qui permet de suivre les inspirations, les éditions limitées ainsi que les nouvelles mises en vente.

Reality TV anxieties

La définition du sujet d’aujourd’hui, la télé-réalité: un genre télévisuel dont le principe est de suivre la vie quotidienne d’anonymes ou de célébrités.

Je n’ai jamais compris l’attrait morbide de ce genre télévisuel. Je ne captais pas l’intérêt des shows de MTV à l’époque genre Road Rules et Real World. Oui, en tant qu’ado je regardais MTV aux USA, l’époque de la domination du néo-métal, le temps où Marilyn Manson faisait peur (parce qu’il le voulait pas juste  parce qu’il est vieux).

Ahhh la vieille époque…

Après, je suis repartie en France où je me suis trouvée confrontée à un type de téléréliaté abominable: moins de budget et des participants vraiment nuls. J’ai dû regarder la star ac’ à l’hôpital pendant des heures sans télécommande pour remédier à la situation. On aurait dit American Idol mais avec des courgettes chantantes. En rentrant à la maison, j’ai mis ma télévision dans le placard et je ne l’en ai jamais plus sortie.

De retour chez l’oncle Sam pour les vacances, je me suis organisé une bonne orgie télévisuelle. Me trouvant face à la télé réalité encore une fois, cette nouvelle expérience m’a laissé un goût amer. Sur mon écran, se trouvait mini-me de la gloire Austin Power, entrain de faire pipi dans un coin, tout nu, sur un scooter  pour vieux avec un mannquin masculin d’américque du sud tentant de le relocaliserdans les chiottes.

Lors de mon bref voyage dans la téléréalité j’ai appris quelques petites choses:

  • Ne laissez JAMAIS un nain proche id’une bouteille d’alcool aussi grande que lui
  • Les catcheuses ne doivent jamais être en proximité d’un jacuzzi
  • La seule émission de téléréalité qui vaut le coup est Drawn Together parce que ceux sont des personnages de cartoons connus et non pas des anonymes mentalement déficients.
  • Ajouter une référence de passage à la télé-réalité sur votre CV veut dire juste que vous ne serez jamais connu (pour les bonnes raisons), que vous ne trouverez jamais l’amour (the bachelor hein) et que vous n’aurez jamais de boulot grâce à ça (hein Donald Trump).

Par contre, le jour où ils font un show comme The Bachelor avec des filles qui doivent se faire la concurrence pour son coeur en plein milieu de Koh Lanta, à la Survivor tout en insérant un nain bourré qui les poursuit dans son petit scooter de mobilité, je suis sûre que je trouverais le temps de le regarder…

Reality TV is defined as the following:  a genre of television programming that presents purportedly unscripted dramatic or humorous situations, documents actual events, and usually features ordinary people instead of professional actors.

I don’t get the morbid excitment over it. I didn’t find Road Rules, Real World and all other MTV produced reality drivel to be titillating and let it be known, I was an MTV consumer as a teen, oh yeah, glorious period of neo-metal domination of TRL. Marilyn Manson was still scary because he chose to be and reality TV happened in a kickass house in Hawaii.

Good old days.

Then I left to go back to France where I witnessed the same kind of shows but with no budget and the bottom of the barrel casting that goes with it. I was stuck watching something like American idol with zucchinis as participants in a hospital…no remote control as a remedy to this situation. Coming home, I put my TV in the closet and never took it out.

Coming back to the United States for a vacation, I had myself a TV orgy. Coming across reality TV again, I was left with a sour taste in my mouth: mini-me peeing in a corner on a rascal with a south american male model trying to carry him away from said corner.

In my short foray into reality TV, I learned a few things:

  • Never ever let a midget near a bottle of alcohol as big as he is
  • Female wrestler near a jacuzzi: never a good thing
  • The only reality TV show worth watching is “Drawn together” because the characters aren’t real and therefore way less douchy.
  • Having reality TV experience in your résumé will mean that: you will never be famous, never find love and never find a job because everyone saw you pee your pants or suck someone’s yahoo.

However if they ever come up with a show that has the bachelor and the girls have to rough it “survivor style” and drunken midgets chasing them on mobility scooters, I may take a few shots and watch.

échappée de l’écharpe – one scarf flew over the cuckoo’s nest

Les écharpes n’ont pas vraiment fait irruption dans ma vie vestimentaire depuis longtemps. Après une belle décennie sous les tropiques, l’utilité d’une écharpe (et de chaussettes par la même occasion) était complètement évacuée de mon esprit. Mais la vie hivernale de Paris a finalement eu raison de mes fantasmes vestimentaires minimalistes.

Et donc, un jour, une écharpe est apparue chez moi. Je dis bien apparue car je n’ai pas la moindre idée d’où elle sortait cette écharpe. C’était une écharpe basique, noire, à frange, comme toutes les autres. On peut l’acquérir sans difficulté chez n’importe quel vendeur. Et donc mon écharpe anonyme et moi nous avons fait un bout de chemin ensemble. Couvrant mon cou plein de thyroïdes, de cordes et d’une modeste couverture de gras, c’était une compagne idéale de ma panoplie d’armoire majoritairement noire.

Mais voilà. Un jour, je ne l’ai plus revue. Attention, je la connais bien cette écharpe, elle est talentueuse, mais pas au point de disparaître comme ça. Non, quelqu’un l’avait sûrement volée. On m’a volé mon écharpe dans une bibliothèque parisienne. Chose courante vous allez me dire. Le problème des vols de bibliothèque est bien connu des étudiants. Mais là où le bas blesse: je travaille dans la bibliothèque, mes affaires sont dans les coulisses, dans le magasin de la bibliothèque.

Forcée donc d’admettre qu’un de mes collègues me l’avait embarquée, entourée autour de son cou de traître. Décidée à débusquer le voleur, je me suis rendue le lendemain dans le magasin. Pas de voleur, mais mon écharpe accrochée sur le porte manteau comme une aguicheuse. Je l’ai mise autour de mon cou, et je suis allée travaillé. Je sais, stupide, mais bon il fallait que je montre que c’était mon bien, malgré les 23 degrés dans la salle.

Une dame s’est excusée de me l’avoir prise et je suis repartie vers de nouveaux horizons scolaires. Tout ça jusqu’à ce que je me retrouve dans un bar. Fait inhabituel en lui même, je me demande toujours comment il est possible de perdre une écharpe dans une soirée bourrée de gens habillés comme des pirates. Je l’aurais bien vu mon voleur d’écharpe cette fois-ci non? Et bien non. Mais le mystère s’épaissit comme une telenovela mexicaine. Car je ne sais pas si je suis rentrée avec mon écharpe ou si je suis partie avec une de ses nombreuses jumelles. Elle ressemble à mon écharpe. Elle se comporte comme mon écharpe. Et pourtant un doute me hante.

Je pense que je suis condamnée à jouer aux chaises musicales avec mon écharpe jusqu’à ce que le printemps daigne nous faire signe. En attendant, si vous avez une écharpe, basique, noire, douce, qui ne vaut pas plus de cinq euros mais que le doute vous hante, comme si vous aviez ramené le mauvais bébé de l’hôpital…contactez-moi, nous procèderons à un échange.

Scarves never really made a grand entrance in my closet. I have been using one of those fellows for a relatively short time. After a good decade spent in tropical weather, the use I could have had for a scarf (or socks for that matter) were notions long gone from my mind. But wintery life in Paris took its toll of my minimalist conception regarding clothing. And so, one day, a scarf appeared in my home. I say appeared because I don’t have a fucking clue where it came from. It was a scarf, basic, black, with a fringe, like all the others. You can buy it without much hassle anywhere. So this anonymous scarf and I took the same road for awhile. Covering my neck full of thyroid, cords and a modest blanked of fat, it was an ideal companion to my closet collection of black garments.

But voila, one day, I just did not see it anymore. Now I know this scarf, it’s a talented little piece of textile, mais not talented to the point of disappearing just like that. No, someone must have stolen the scarf. My scarf was stole in a parisian library. Common thing really. The bane of many students. But here’s the real problem: I work in the damn library and my stuff is stashed behind the scenes. Forced to admit, one of my colleagues must have embarked the scarf around his treacherous neck. Firmly decided to unveil this thief, I went to the scene of the crime the next day. No thief, but my scarf, hanging on the coat rack, like an alluring pin-up. I put it around my neck, and I went to work. I know, stupid, but I had to show the “who’s your daddy” factor, despite the stiffling temperature in the room.

As a result, a lady apologized for taking it and I went on to new scholarly horizons. All was good and well until I found myself in a bar. Not a habitual haunt for me; actually I still ask myself how it is possible to lose a scarf in a bar full of people dressed up as pirates because surely, I would have seen the scarf thief this time no? Well, No. But the plot thickens, like that of a mexican telenovela because I went home with a scarf, just not sure it’s my scarf. It looks like my scarf. It behaves like my scarf. And still, it haunts me.

I think that I am condemned to play musical chairs with my scarf until springtime. While I wait, if you have a scarf, a basic, black, soft, five dollar scarf but that doubt haunts you too, like taking the wrong baby home from the hospital, please contact me, we’ll engineer an exchange procedure.

Mademoiselle, you are half naked

Depuis quelques mois, une nouvelle mode me dérange amplement, de manière encore plus flagrante que les fameux jeans déchirés. Cette affaire sordide de collants transparents. Je n’arrête pas de voir des jeunes filles à la fac ne portant que cela et un Tshirt. Pas de ceinture, pas de bottes montantes, rien pour dissimuler le fait qu’elles portent des collants transparents. Enfin, elles portent aussi des sous-vêtement, seul fait que je peux affirmer avec sûreté car je suis capable de voir la marque, la taille et même l’origine de production des culottes! Je ne comprends pas, si vous allez tenter de porter des collants sans les orner d’une robe, d’une jupe ou d’un short, la moindre des choses est de s’assurer qu’ils sont opaques!

Je pense que nous sommes entrain de regarder un peu trop profondémment dans l’abysse…et qu’elle commence à nous regarder aussi. Ce n’est plus du ressort de la pouffiasse ou de la vulgaire. Non, nous avons atteint un nouveau stade, une nouvelle définition de “beurk”. La seule analogie plausible à cet état serait un chien bourré de puces habillées comme les danseuses du moulin rouge circa Toulouse Lautrec.

For the past few months another fashion trend has been disturbing me deeply, even more so than the ripped jeans. It’s the whole sordid business with tights. I keep seeing girls in my university wearing nothing else. I mean a Tshirt and tights, not even a belt or boots. I can say, in all certainty that they do wear panties simply because I can see them. Actually I can even see the tags of the underwear so the size, brand, make and country of origin are no mystery to me either.

I don’t get it, I mean if you are going to wear tights in public without bothering to dress them up with something like a dress or a skirt or anything, the least you can do is make sure they are no see-through.

I think we are slowly peering into the abyss. And it’s peering back into us. I mean this is beyond slutty. This is just a new kind of disgusting. The only equivalent I can think of is a flea ridden dog wherein the fleas are all dressed up as the cast to Moulin Rouge. Yuck.