Résolutions

2011.

Here we are.

It doesn’t affect me much.

And the resolutions that usual come with a new year don’t either.

But, since I am OCD and love making lists…

So here is a list of things I wish to accomplish this year:

  • Clean out my closet because that velvet/lace/corset skirt was great…6 years ago.
  • Find new musical groups…
  • Read a bit more, and by that I mean more than the occasional Time magazine I read on the can.
  • Defend my passion for octopus!
  • To break the vicious consumerist cycle concerning clams. I eat them once a year and that’s too much! No clams in 2011!

2011.

On y est.

Ca ne m’affecte pas des masses.

Les résolutions qui vont avec la nouvelle année non plus.

Mais, comme je suis absolument compulsive dans la rédaction de listes..

Voici donc la liste des choses que je souhaite accomplir cette année:

  • Avoir un conglomérat vestimentaire cohérent – nettoyer l’armoire, admettre que cette paire de pantalon, je ne pourrais jamais plus la mettre, que les jeans, ce n’est pas pour moi et que la jupette en velours avec de la dentelle et des rubans c’était bien y’a 6 ans.
  • Découvrir de nouveaux groupes musicaux…sans pour autant sombrer dans la médiocrité ambiante
  • Activer ma lecture, à savoir passer plus de temps avec un bouquin et moins de temps aux chiottes avec Time Magazine.
  • Défendre ma passion du poulpe avec ardeur. Assez claire comme résolution ça hein?
  • Briser ma consommation rituelle de moules. Une fois par an, c’est trop, je jure de ne pas en manger du tout en 2011!Et vous?

Histoires de famille

On this blog, a few themes emerge:

  1. I always complain that I don’t have the time to write.
  2. My life is a series of the Benny Hill show’s worst gags.
  3. Ma family is like the Kennedy clan, if they all were two idiosyncrasies away from being sent to a mental hospital.

Since some unfortunate academic circumstances forced me to face letter XXII of Defoe’s “The complete english tradesman” written in 1726, I am now tainted by the need to prove myself with a certain structure: 1,2,3. I, II, III. And finally: firstly, secondly, thirdly. The man is an expert in the art of beating a dead horse.

So, let’s get back on track, number 1, I never have the time to write, blah, blah, blah. I am not going to bitch and moan about it because I risk losing the last few people that actually read this blog. The main difference this time is that I have an even more pathetic excuse than last time. I am popular. You see, when one is popular, it leads to a few problems but also also takes a huge bite of your time. I know, I know, bullshit. But still….

Number 2, I found myself sending 24 gifts to people that entered a contest. Except that I had no name, no address, no téléphone number. AND that the few people who were honest and wrote their infos correctly…couldn’t enter their city which means that I found myself with a guy who had 15 cities possessing a street name like his in his zipcode. God,  if you head me, I’ll go piss on your prayer candles.

Number 3, 2010 was saved on the 17th of december. That day, I took a tramway all the way to Grandma’s. We started with Palinka (her homemade moonshine). Then Granny took out all the old family pictures, which in and of itself always makes me laugh. While my husband was crazy busy taking pictures of me as a baby, Grandma went a little off script. I asked her who the lady was, right there, under the parasol, next to a man I knew as a child.   She answered, without an ounce of hesitation: “stop being so silly, you can plainly see that this is your uncle dresse as a woman!”. Well, yes Grandma, except that NO, it was the man’s wife. After that fancy little episode, Grandma explained the concept of a Goulash Party. Yes, it’s a real thing. We were laughing so hard that it was apparently time to give us one more round of Palinka. Thank goodness my in-laws are sweet, gently and parisian. They don’t get the whole concept of extravagance.

Sur ce blog, il y  plusieurs thèmes récurrents:

  1. Je me plains toujours de ne pas avoir le temps d’écrire.
  2. Ma vie est une série des plus mauvais gags de Benny Hill.
  3. Ma famille est presque comme le clan des Kennedys, s’ils avaient tous été à deux doigts de se faire interner.


Puisque de malheureuses circonstances académiques ont voulu que je me retrouve face à la lettre XXII du manuel de conduite de Defoe écrit en 1726, je suis maintenant atteinte du syndrome 1,2,3. I, II, III. Et pour finir, premièrement, deuxièmement, troisièmement. Oui, car le monsieur aime bien pratique l’art de ce que les Américains appellent “beating a dead horse”, à savoir tabasser allégoriquement un cheval métaphorique bien mort.

Donc, reprenons, numéro 1, je n’ai jamais le temps d’écrire, blah, blah, blah. Je ne vais pas pousser la chansonnette car je risque de perdre le peu de gens qui me lisent encore. La grosse différence cette fois-ci est que j’ai une excuse encore plus pathétique que d’habitude. Je suis populaire. Vous voyez, quand on est populaire (et qu’on ne le sait pas), ça mène à quelques petits désagréments mais aussi à une monopolisation de votre temps massive.

Numéro 2, je me suis retrouvée à envoyer 24 cadeaux avec des adresses répertoriées dans un formulaire. Parfait, sauf que je n’avais ni nom, ni prénom, ni adresse, ni téléphone. ET, les seuls dignes de mon respects inscrits sur ce formulaire étaient bien incapables de me faciliter la vie car on ne leur avait pas demandé leur ville. Donc je me suis retrouvée avec 15 villes ayant une rue Beauval dans le Maine et Loire. Dieu si tu m’entends, j’irais pisser sur tes cierges.

Numéro 3, 2010 a été sauvé le 17 décembre. A cette date j’ai pris un tramway pour aller voir ma Mamie. On a commencé par de la Palinka (gniolle maison de ma mémé). Ensuite Mamie a sorti les vieilles photos de famille, ce qui en soit me fait toujours bien marrer. Pendant que mon mari était occupé à frénétiquement prendre des photos de photos de moi bébé pour ensuite me complimenter sur ma beauté de poupon, ma Mamie nous a fait un petit délire. Je lui ai demandé qui était la dame sous le parasol à côté d’un homme que je connaissais. Elle me répond sans l’ombre d’une hésitation: “arrête tes bêtises, tu vois bien que c’est ton oncle habillé en femme”. Oui sauf que NON, c’était la femme du monsieur mais bien tenté Mamie, elle ressemble effectivement comme deux gouttes d’eau à ton fils si on lui coupait les jambes à la base du genoux et qu’on lui arrachait violemment sa moustache. Ensuite Mamie nous a expliqué le concept d’une Goulash party. Oui, cela existe vraiment. Nous étions morts de rire, ce qui, apparemment voulait dire qu’il était temps de nous remettre un bon verre de Palinka. Heureusement ma belle-famille est douce et parisienne, de gentils bobos bien heureux qui ne comprennent pas le mot extravagance.

…Seriously?!

This may come as a shocking revelation but I actually choose to avoid advertising my blog. This pile of pathetic wordpressery is just a mental dump, kind of like Cloud Computing but way less effective. It just means you get to read whatever the hell I feel but without the 140 caracter constraint.

By no means do I believe I’m a blogger. Yes, this a blog. Touché Sherlock. BUT, I do not write in this in the hopes of financing my lavish lifestyle filled with cotton candy and foie gras. I don’t even write to be interesting to anyone, except maybe me…in fifty years, and even that’s not sure.

Nowadays everybody and their mother is a blogger…or on Facebook, maybe even tweeting dirty pictures. It just drives me nuts. Is it really all you can do to feel your life has some sort of relevance? If so, let me set up a fundraiser to allow you to buy a gun, or a rope, or even some pills because you shouldn’t be present on the internet…or in the world for that matter.

Now that my little temper tamtrum is over, I think I’ll probably just go block a few people because as social media punk, it’s my right!

Révélation fracassante: je ne souhaite pas voir de pub sur mon blog. Cette pile de wordpresserie pathétique est juste un dépôtoir, un petit peu comme le Cloud Computing, mais vachement moins efficace car je ne partage rien, à part mes pensées. Cela veut dire que vous, chers lecteurs, avez le plaisir de lire tout ce qui me passe par la tête sans la contrainte de 140 caractères.

Je ne suis pas convaincue d’être une bloggeuse, loin de là. Oui, ceci est un blog. Bravo Sherlock. MAIS, je n’écris pas ici en espérant finance mon style de vie extravagant, rempli de barbapapa et de foie gras. Je ne rédige rien d’intéressant à personne, à part peut être moi…dans cinquante ans, et même ça, ça n’est pas sûr.

De nos jours, tout le monde et sa mère a un blog, ou se pavane sur Facebook, ou bien publie des photos sales/sexy sur Twitter. Ca me rend folle. Est-ce vraiment la seule chose qui puisse donner une quelconque importance à voter vie? Si c’est le cas, laissez moi mettre en place une oeuvre caritative pour financer votre acquisition d’un flingue, d’une corde or bien même de quelques pilules car vous ne devriez pas être sur le net, ni même dans le monde.

Maintenant que ma petite crise est passée, je pense que je vais bloquer quelques personnes car en tant que potiche des réseaux sociaux, c’est bien mon droit!

Unrelated


I write often on this blog but I publish very little. Simply because my cognitive dumpster is read by other people and some of them may not be totally aware of my fabulous personnality. In consequence, I harness my desire to click on “publish” when I shit on quite a few people, not because I fear what may be the outcome of this decision but by fear that I may bitchslap a few Parisian heads of cattle.

We are Sunday, I can proudly announce that I maintained a calm and polite front during the whole week. Now that this is done, let’s get on with the festivities.

  1. To the douchebag, potentially employed as a journalist…that happened to integrate himself in the Boardwalk empire queue as a double parked moron: there was no need to push me and breathe into my auditive canal. The only gain to be had from this? Now I know that you are a future baldy, sir with the advanced hair thinning. On top of that, you got stuff behind because they couldn’t find your name on the list. Elitist of me? Maybe but I despise people who behave like pigs.
  2. To the tall blonde man I suspect is a total idiot: please, for the sake of all that is holy and divine in our city (except Notre Dame because I care for it) to stop sticking your tongue out like some old pervert in a Peep Show while talking to me. At first, I took it as a personal insult but after a few of your glorious interventions on Youtube, I know it’s merely a tick and not a perverse attention. Still: YUCK.
  3. Since the list is taking a slight gynarchist turn, I am going to nominate, you, big ugly girl from saturday night with your peninsular nose and your brests that obviously capitulated against gravity. I offered as a polite gesture to stick my head in your tits because I had done so to all of the females at the party. That’ll teach me to be charitable, because let’s be honest, at the end of the night, you were seating next to me anyways, which means your penis adventure was not doing great.
  4. To the lady with a Viking’s tact: if you see me smile after one of your outrageous declarations, a declaration so absurd, so impossible to understand, it’s a bad sign. You are going to get fuck, just letting you know. I have a specific charm, when I smile, it’s like a dog showing its teeth, affective self-defense once in awhile…but usually it’s to bite.
  5. To my shiny lacquered shoes: how dare you inflict upon my foot a tiny blister that makes me scream in deep, deep pain? I leave you in my closet for two years, and honor you by taking you out, fine, during a rainy day, but still…and I end up with a blister? Back in the closet you ungrateful whores.


J’écris pas mal sur ce blog. Je publie peu. Tout simplement car mon dépotoir cognitif est lu par d’autres personnes qui ne semblent pas être totalement aware de ma personnalité renversante. Je me retiens donc de traiter de couillons pas mal de gens, non pas par peur des conséquences qui m’attendent mais par peur de foutre une tarte bien méritée à un beau petit troupeau parisien.

Nous sommes dimanche, je peux fièrement annoncer avoir maintenu un semblant de calme et de politesse pendant une semaine entière. Maintenant que c’est fait, passons aux festivités.

  1. Au gros con potentiellement journaliste qui s’est incrusté dans la queue de Boardwalk Empire en double file: pas la peine de me pousser et de respirer aussi près de mon canal auditif. Le seul gain obtenu? Maintenant je sais que tu es un futur chauve, monsieur à la calvitie prononcée. De plus…tu es resté coincé de nouveau derrière car ils ne trouvaient pas ton nom sur la liste. Elitiste de ma part? Peut-être mais je hais les mecs qui se comportent comme des cochons.
  2. Au grand blond que je suspecte d’être bien con: je te prie, sur tout ce qui est sacré et divin dans notre ville (sauf Notre-Dame car j’y tiens) d’arrêter de tirer la langue comme un vieux pervers au Peep Shows de Pigalle pendant que tu me parles. Au départ, je le prenais comme une insulte personnelle, mais après quelques exemples de tes interventions glorieuses sur Youtube, je sais que c’est un tic et non pas une attention perverse. L’un comme l’autre: beurk.
  3. La liste commence à faire féministe qui a pris un tournant gynarchique, donc je te nomine, toi, grosse mocheté du samedi soir avec ton nez péninsulaire et tes seins ayant capitulé face à la gravité. J’ai proposé par politesse de foutre ma tête dans tes seins car j’avais pris la peine de balader ma tête dans quasiment toutes les poitrines sauf la tienne. Ca m’apprendra à vouloir faire de la charité car soyons honnêtes,à la fin de la soirée tu étais assise à côté de moi, c’est que vraiment ta partie de pêche au pénis n’avait pas était bonne.
  4. A la dame qui a le tact d’un Viking: si tu me vois sourire après tes annonces pour le moins étranges et impossibles à prendre positivement, c’est que c’est très mauvais signe. Tu vas te faire baiser, je te l’annonce. J’ai un charme particulier, quand je souris, c’est un peu comme un chien qui montre ses dents, un coup sur deux c’est du self-defense affectif…le reste du temps c’est que je vais mordre.
  5. A ma paire de chaussures vernies: comment osez-vous me faire une infime ampoule qui me fait hurler de douleur? Je vous laisse au placard pendant deux ans, puis je vous fais l’honneur de vous sortir, certes un jour de pluie, mais quand même…et je finis avec une ampoule? Back in the placard salopes.

Avantage pénitencier

Je découvre peu à peu les avantages et inconvénients liés à mon changement de statut. Je suis une femme mariée. En conséquence, on m’appelle madame, ce qui m’irrite au plus haut point car je me sens vieille. Pas que cela me gêne d’être vieille, au contraire, mes ambitions s’étendent jusqu’à 93 ans car je compte faire chier le monde pendant très longtemps en tant que vieille taupe violente en jupons. Madame, c’est une marque de respect teintée d’une arrière pensée cynique. Bref, ce n’est pas agréable, on va en rester là plutôt que de se poser des questions futiles sur mon statut bien envié par certaines vieilles filles.

C’est le seul désavantage de mon statut, inutile donc d’y dédier tout un article. Ah, non peut-être pas finalement. Autre désavantage: EDF n’arrive pas à envisager les couples comme l’union de deux personnes. Pour EDF nous ne représentons qu’une seule entité, à savoir Monsieur Madame Myriam Augustin Delporte Jessier. Je ne rigole pas. Un jour je partagerais ma facture avec vous. C’est hilarant mais assez inquiétant car je ne concevais pas mon union comme une fusion totale et irrémédiable.

En bref, l’intérêt de mon vagabondage mental sur le sujet et le pourquoi je ramène EDF dans cette histoire ne tient qu’à la fameuse demande de justificatif de domicile. Ni une, ni deux, nous voici sur un ordinateur pour faire partager les joies des factures en ligne à une employée. Le problème est vite résolu pour mon cher et tendre car il mène la barque Numéricable au sein de notre foyer. Mais EDF refuse de reconnaître mon besoin d’accéder à mes factures. Le dépit commence à s’insinuer en moi. Je regarde donc l’employée et lui dit “nous sommes mariés”. Elle me demande ce qui le prouve. Je procède donc à la mise en avant de la main de mon co-équipier quotidien. Sa bague étant coincée sur son doigt, pas moyen de nier le fait qu’il est compromis dans le scandale que ma personne représente.

Il y a quelque chose d’ironique dans cette histoire de bague. Un petit retour rétro à des clichés bien des années 50, mais je me garderais bien de lui dire.


J’allais écrire un truc

Un truc pas nécessairement agréable à entendre. Un truc pas toujours politiquement correct mais tellement vrai. Mais au final, je ferais mieux de fermer ma grande bouche et de tirer ma révérence le moment venu. Je fais toujours des vagues pour rien. Une demie décennie plus tard, je ne sais toujours pas choisir mes batailles. J’apprécie mes petites victoires, mais je mène à la fois.

Je ne pense pas qu’on puisse m’en vouloir sur ce point là. Pour maintenir une vie professionnelle je vais de ce pas consulter L’art de la guerre de Sun Tzu et une compilation des films de Will Smith. Le premier pour avoir une vision cohérent de mon terrain, la seconde pour perdre toute logique et espoir d’obtenir quelque chose de décent.

Quand j’en viens à bout, promis je vous invite pour une soirée Nanard et du popcorn.

4 heures à Paris

One weekend in Paris is akin to having your life taken hostage by a chronometer. You have to see it all, eat it all, engorge yourself with post cards and steal the Eiffel tower in a tiny keychain. I was able to steal four hours of a friend’s life. We headed to Censier Daubenton for a few hours spent in my Paris.

Taking a little detour toward Rue Mouffetard, a highly touristic street worn down by ridiculous prices one would find in a game of Monopoly. Six degrees celcius outside, very convincing temperature when it comes to the acquisition of ice cream. It’s nothing for a guy that comes straight from Finland and it allows us to have a little climactic rebellion. After falling back on Place Monge, we are looking for a hall in the wall of Haussmanian buildings. Let me rephrase that, I am looking for a hole, the 6’2″ mobile flesh structure is following me patiently, not bothering to question my doubtful determination.

Once the hole was found amongst all that real estate, the entrance to the Lutèce arenas didn’t grab the attention of my friend, still dazed and confused by the creamy goodness.

Un weekend à Paris c’est voir sa vie prise en otage par un chronomètre. Il faut tout voir, tout manger, s’engorger de cartes postales et happer la tour Eiffel sous forme de porte-clé de quelques centimètres. J’ai réussi à subtiliser 4 heures de la vie d’un bon ami. Direction Censier Daubenton pour quelques heures perdues dans mon Paris.

Un détour et en route vers la rue Mouffetard, rue hautement touristique rongée par des prix dignes d’un Monopoly. Six degrés, température convaincante pour faire l’acquisition de deux boules de gelati. Ce n’est rien pour un mec qui arrive de Finlande et cela permet un petit moment de rebellion climatique. Suite à une retombée violente sur la Place Monge, nous cherchons un trou dans le mur d’immeubles haussmaniens. Correction, je cherche, le mètre quatre vingt dix de chaire mobile me suit patiemment, ne remettant pas une seule fois en cause ma détermination douteuse à trouver une brèche immobilière.

Une fois trouvée, l’entrée des arènes de Lutèce n’attire même pas l’attention de mon compagnon qui se remet encore de sa dose de gras lacté en cornet. Traversée rapide, une ou deux anecdotes envoyées à son attention comme des harpons et en route vers le jardin des plantes. Et là, au lieu de le laisser tranquille je le harcèle avec la différence entre les jardins à l’anglaise et les jardins à la française tout en me demandant ce que j’en ai à foutre moi aussi.

La galerie de Paléontologie n’attend que nous: petite leçon de linguistique devant un foie de tigre, réflexion sur les capacités enfantines illimitées à apprécier les dinosaures, clin d’oeil aux moutons siamois puis, comme le dit si bien mon ami: “la baguette avec le jambon qui formait le sandwhich était bonne, mais ça, c’était ce matin, j’ai faim maintenant”.

Où manger à 4 heures 30 de l’après-midi? Au fin fond du quartier chinois de Paris. Pendant que mon compagnon est en trance orgasmique devant le fait qu’une Orangina ne coûte que deux euros, je commande son plat et le mien. Patrick dit bonjour au boeuf Loc Lac avant de l’avaler d’une traite puis je le traîne dans une boulangerie où il comprend tout à fait pourquoi la France c’est la France. Peut-être qu’un jour je lui dirais que toutes nos religieuses ne sont pas en chocolat.

Toujours pas de contenu à proprement parler sur ce blog, mais bientôt, bientôt je vous serais d’une utilité.

Moi, méchante.

Je trouve que j’écris mal. Normal, après dix ans sous les cocotiers mon cerveau est ramolli. Je n’ai plus la même aisance en français. En même temps, aisance, c’est un bien grand mot, quinze à une fiche de lecture sur Croc Blanc en sixième, ce n’est pas vraiment de l’aisance. C’est peut-être du talent car je n’ai pas lu le livre mais de l’aisance…j’en doute.

Les profs se souviennent de deux types d’étudiants: les tellement chiants qu’ils se retrouvent gravés dans le grain de peau de l’enseignant et les tellement intelligents qu’on ne peut qu’être ébloui. La petite Tomoe était éblouissante, petite métisse franco-japonaise, Tomoe était une vraie tornade mathématique. Casio et Texas Instrument auraient pu en faire leur mascotte…ou comptable…ou même caisse enregistreuse. Tout le monde voulait de l’aide de Tomoe. Sauf moi. Moi je la forçais à me raconter tout Harry Potter rien que pour le trip. Rien que pour lui dire que c’était absolument naze et que de toute façon, moi, que ce soit la géométrie ou Harry Potter, j’en avais rien à carrer et que j’avais mieux à faire.

Et donc je m’installais avec un bon Dostoïevski et on me foutait la paix. Parce que moi, j’étais très bonne en langue et en art. Tellement bonne qu’on me mettait dans un coin pour que je ne perturbe pas les autres gosses. J’aimais regarder la petite Tomoe du coin de l’oeil et me délectait de la voir sombrer dans la confusion la plus totale.

Pas sympa de ma part.

SEO

I am fabulously placed in Google when it comes to “insane Roman emperors”, “religious dinosaurs”, “fetish women”, “bad unicorn tattoos” and “ripped jeans”. Yes those are keywords that lead to my blog. I can’t quite figure what made them so popular, but I will take responsability for the fact that yes, I did at some point type those words. I am just surprised that no one ended up here looking for a zombie escape plan because boy, is mine awesome.

I have a few SEO notions, but I don’t know how any of my posts could be useful to anyone looking for something on Google. Sir, them fetish ladies, I know a few…but I don’t think you’re looking for access to my address book. Young man, those tattoos will not help you earn the love of a special lady. Middle school student, if you ended up here, keep in mind that “insane emperor” in not a good lead to get an A on your report. Fashion toothpicks, “ripped jeans” annoy the shit out of me, as well as delusional women who step outside wearing leggings and a T-shirt.

Now that all this has been said, I almost have nothing left to say. Those who read this blog on a regular basis know that it’s unexpected in its contents. I’ve felt bad for the people who ended up here on a whim…but with such keywords, you probably deserve my blog as the best punishment for your SEO sins.

Je suis fabuleusement référencée en ce qui concerne les empereurs romains tarés, les dinosaures religieux, les femmes fétiches, les tatouages de licorne ratés et les jeans déchirés. Oui, ceux sont les mots clés renvoyant à mon blog. Je ne sais pas exactement comment ça marche mais je suis bien consciente de m’être fichue dans cette situation. Je suis juste étonnée que personne ne finisse ici par le truchement d’une recherche légitime: un zombie escape plan (le mien est très très bien, si si, je vous assure).

J’ai quelques notions de SEO mais je ne vois pas comment mes contenus peuvent être utiles dans une recherche spécifique sur Google. Monsieur, les femmes fétiches, j’en connais, mais je ne pense pas que l’accès à mon carnet d’adresses soit vraiment ce que vous souhaitiez explorer. Jeune homme, les tatouages de licornes n’ont pas vocation à vous faire gagner le coeur d’une tierce demoiselle. Etudiant en sixième, si vous avez fini ici, sachez qu’un exposé sur la Rome antique ne commence pas par “empereur taré”, vous faites fausse piste. Pintades en manque, les jeans déchirés m’irritent au plus haut point, tout comme les femmes ayant perdu tout contact avec la réalité lorsqu’elles sortent de chez elles en leggings et T-shirt.

Maintenant que c’est dit…je n’ai presque plus rien à dire. Ceux qui lisent ce blog savent qu’il est imprévisible, et jusqu’à présent je me sentais mal pour ceux qui étaient catapultés ici…mais avec de telles recherches, vous méritez amplement mon blog en punition.

Privilege

When life gives you lemons, make lemonade. I love that idiom. Simply because it makes not fucking sense. Just like “have your cake and eat it too”. Those are a few of the mysteries I haven’t managed to crack during my stay in America. I like Russia’s take on the lemon/lemonade life perspective. You give them potatoes and they manage to fuel quite a few Girls Gone Wild participants with their sweet alcoholic nectar.

But I digress. What do you do when a PR gives you a liter of all natural bio/green/pesticide free oil? Yes. You read correctly. I received oil. My first press trinket goody bag. It contained a liter of oil. Them journalists have some real privileges huh? I know I can fish out something about “Nobless Oblige” here granted you give me a little time.

Now I realize there’s a really egotistical side of me that dictactes the contents of this blog. I could have more visitors. I could decide to place  ads on it. I even could move my self-esteem aside and tell everyone and anyone to come read my inner most thoughts. Or I could just give up and make a blog about some relevant content.

But looking at that cooking oil, I think that no, maybe not. Simply because my life happens to be stuck in one of those many dimensions of weird. Cue some Benny Hill music because I’ve got a mental institution by my house, that’s in the middle of the Parisian Chinatown, my work consists of spending 7 hours a day writing about zombies, golf balls and Facebook, my underwear has those adorable butt ruffles on them and my husband takes out the trash.

This not only makes me want to wake up everyday, it makes me want to talk about it…so expect some more siliconelife :)

Quand la vie vous donne des citrons, faites en de la limonade. J’adore cet idiome. Tout simplement car il est absolument incompréhensible. Un peu comme le “vous pouvez avoir votre gâteau et le manger” Ces deux dictons sont parmi les quelques mystères qui sont restés intacts lors de mes dix ans aux USA. J’aime bien la façon de voir des russes, pas de dilemme de citron/citronnage chez eux. La vie leur a donné des patates et ils ont trouvé le moyen de sponsoriser beaucoup de débauches noctures grâce à leur nectar alcoolisé.

Mais je m’égare. Que dois-je faire quand une RP me donne un litre d’huile de colza bio? Oui. Vous avez bien lu. Mon premier cadeau presse…et je reçois de l’huile. Ce n’est pas du charbon et nous ne sommes pas à Noël mais quand même…

Je suis consciente que je suis assez égoïste et que cette qualité fait office de charpente à ce blog. Je pourrais avoir plus de visiteurs. Je pourrais placer des publicités en plein milieu. Je pourrais même avaler mon arrogance et parler de choses intéressantes plutôt que de mon nombril.

Mais un coup d’oeil vers mon litre d’huile, et je me dis, “quand même pas”. Ma vie est suspendue dans une des nombreuses dimensions de la bizarrerie. Il me manque la bande son de Benny Hill et c’est bon. Je vis à côté d’un centre de santé mentale, en plein milieu du quartier chinois et mon boulot requiers 7 heures de mon temps chaque jour pour que je parle en détail de zombies, de balles de golf et de Facebook. Ma culotte a un espèce de faux cul dessus et mon mari sort la poubelle. Dans le genre étrange, je mérite une palme.

C’est en grosse partie ce qui me donne envie de me lever tous les matins, mais aussi ce qui me donne envie d’écrire…promis y’aura encore du Siliconelife :)