Human Notepad

I went to a party yesterday. Fancy? Almost. Not really. Absolutely not. Once my person zeroed in on the Bombay Sapphire, and got over a bad meeting with a black cod on a bed of seaweed, I was faced with a room full of guys. It looked like a fully booked cybercafé, without computers, without chairs, with little of anything to be honest. Luckily, because yes, this wasn’t a typical work party…Luckily the ratio of old crusty stinky men was not maintained.

Two girls, one PR who wasn’t a blonde with boots (exotic after a month of seeing just that) and a Chinese guy with some serious Japanese tendencies. Pretty cool actually, until my jaw unhinged so that my tongue could be the tiny muscular bridge between my brain and my desperate need to hear something else than commentaries on World of Warcraft.

As a result, I am now the new “shit my dad says”. Flattering and scary at the same time. I have created a new potentiel human relationship: the organic notepad. It’s not a PA, far from that, just a dude who finds me sufficiantly funny to share my statements but doesn’t find me funny enough to interact directly with me. Come back Mr. Twitter, I promise I can maintain a conversation without the use of mighty euphemisms…for at least five minutes.

J’étais à une soirée hier. Mondain? Presque. Pas vraiment. Asbolument pas. Une fois rabattue sur le Bombay Sapphire et remise d’une mauvaise rencontre avec un black cod sur lit d’algues, me voici face à une salle pleine de gens. On aurait dit un cybercafé blindé, mais sans ordis, sans chaises, sans rien du tout à vrai dire. Heureusement, car oui ce n’était pas une soirée de boulot usuelle…heureusement donc que la proportion de vieux croutons puants n’était pas de mise.

Deux nanas, un RP qui n’était pas une blonde avec des bottes (ça change de tout le mois précédent) et un chinois aux tendances japonaises. Plutôt cool finalement, jusqu’à ce que ma mâchoire s’entrouvre pour laisser ma langue faire la passerelle entre mon cerveau anxieux et mon besoin d’entendre autre chose que des commentaires sur World of Warcraft.

Résultat : je suis maintenant la nouvelle “shit my dad says”. Flatteur et inquiétant. J’ai le potentiel de me faire non pas un pote, même pas une connaissance…Non, j’ai le potentiel d’une nouvelle relation humaine : un notepad organique. Ce n’est pas un assistant, loin de là, c’est juste un mec qui me trouve suffisamment drôle pour partager mes dires, mais pas assez pour interagir avec moi. Reviens monsieur Twitter, promis je peux maintenir une conversation sans sortir des euphémismes ronflants…pendant au moins cinq minutes.

Leçon de photographie


And this would be why one never EVER takes pictures with a friend’s camera. As a professional photographer, I understand your need to play with cameras, any cameras. But you should be prepared for what happens to the contents of the camera. You see, my friend here takes pictures as a living. I fiddle with all kinds of internet and social media mojo for a living. And this is why messing with my camera may be bad for you. Not that I plan on condemning my friend Maxime-stange.com (check his website out) to a glorious internet Meme but you must admit…that picture deserves some pictureisunrelated caption fuckery.

I had plans, great plans…plans to talk about the emergence of Nutella in the world, the spelling and historical context of the word “Hannukah” and even the Kertész exhibition…but no, I had to waste my time on this picture because it was wayyy to great to pass up. By the by, little hint to Kertésez: no distortion in this picture, it was all Maxime. 

Et voici la première leçon que je peux donner en photographie : ne jamais se prendre en photo avec l’appareil d’une amie. Je comprends tout à fait le besoin de jouer avec les appareils photos quand on est photographe pro. Mais il faut être prêt à faire face aux contenus une fois que l’appareil retourne dans les mains de son propriétaire. Mon ami, illustrant ce propos à merveille prend des photographies de manière professionnelle. Moi pas. Je suis même plutôt nulle. Par contre, moi, mon job, c’est de faire du Vaudoo en tripotant les réseaux sociaux et malaxant la matière même d’Internet. Et c’est là que violer mon obturateur nouvellement acquis est un mauvais plan. Bon la photo ne deviendra pas un Meme inoubliable, mais elle vaut quand même un petit détour par pictureisunrelated.com.

Je voulais parler de temps de choses, de l’apparition du Nutella dans la société, de la façon d’écrire Hannukah en tout sauf Hébreu et de l‘exposition de Kertész au Musée du Jeu de Paume. Mais non, j’ai perdu toute ma pertinence grâce à Maxime-stange.com

Haut de forme

Man and MachineMagician’s attributesMonsieur Octopus

A goat on the wallEnveloppesPrint with a mural destination

Pin cushionMonopolized NarwalClassic board game

Petite variation autour d’un objet qui est d’une classe inégalable.

Homme et MachineLes attributs du magicienMonsieur le poulpe

Une chèvre sur le murEnveloppesImprimé à destination murale

Un coussin à épinglesUn narval monopoliséClassique des jeux de sociétés

Dentist

Aujourd’hui je suis allée aux urgences dentaires. Une fois là-bas, j’ai retiré mes piercings et la dame m’a des rayons-X m’a dit que j’étais toute jeune et pleine d’enthousiasme. J’aime bien cette dame car elle me laisse croire que ma crème de jour de chez Tati fait des miracles. Une fois mise en confiance, je compose le numéro et je vois le futur dentiste qui doit m’accueillir. Cool. Sauf que j’ai une peur panique des dentistes. Ca remonte à l’époque où ma mère faisait du gringue à un vieux juif pied noir qui avait son cabinet dans une rue perpendiculaire aux Champs Elysées. A l’époque, il prenait soin de nos dents pour bien se faire voir de ma mère. Ma maman était une femme si captivante que le salop oubliait de me faire les piqûres pour m’endormir ce qu’il y avait à endormir pour éviter que je hurle de douleur.

Oui, je suis du genre hurleuse moi. Et j’ai les dents sensibles.

Non, je n’hallucine pas.

Non, ce n’est pas le bruit de la fraise qui me joue des tours.

Oui, là, si je gueule, c’est pour me rendre intéressante mais surtout pour que tu arrêtes de me faire mal.

En parlant de fraise, la fraise, c’est une des grandes raisons de ma peur panique des dentistes. Longue histoire. Ma mère fait McGyver et c’est le moment où je décide de lui dire que ce dentiste et elle, ça ne le fera jamais car il a du mauvais matos. Double entendre à souhait. Et donc là, je suis dans une jolie chaise, avec un gros spot lumineux dans la gueule et le futur dentiste. Il est gentil, et me regarde avec un air qui n’appartient qu’aux papas patients d’un gosse trisomique.

En même temps, pour mon inculpation et sa défense, j’étais tellement morte de peur que je devais avoir l’air atteinte. Et donc on me complimente sur mes dents, on me dit que tout va bien mais je doute encore…les dentistes, c’est des gars biens mais qui doivent sous-louer leur âme à Satan. Ce n’est pas une accusation formelle, juste un point de vue.

Bref, c’est un bon futur dentiste, il n’empêche que je vais continuer à me brosser les dents pour l’éviter le plus possible.

…Seriously?!

This may come as a shocking revelation but I actually choose to avoid advertising my blog. This pile of pathetic wordpressery is just a mental dump, kind of like Cloud Computing but way less effective. It just means you get to read whatever the hell I feel but without the 140 caracter constraint.

By no means do I believe I’m a blogger. Yes, this a blog. Touché Sherlock. BUT, I do not write in this in the hopes of financing my lavish lifestyle filled with cotton candy and foie gras. I don’t even write to be interesting to anyone, except maybe me…in fifty years, and even that’s not sure.

Nowadays everybody and their mother is a blogger…or on Facebook, maybe even tweeting dirty pictures. It just drives me nuts. Is it really all you can do to feel your life has some sort of relevance? If so, let me set up a fundraiser to allow you to buy a gun, or a rope, or even some pills because you shouldn’t be present on the internet…or in the world for that matter.

Now that my little temper tamtrum is over, I think I’ll probably just go block a few people because as social media punk, it’s my right!

Révélation fracassante: je ne souhaite pas voir de pub sur mon blog. Cette pile de wordpresserie pathétique est juste un dépôtoir, un petit peu comme le Cloud Computing, mais vachement moins efficace car je ne partage rien, à part mes pensées. Cela veut dire que vous, chers lecteurs, avez le plaisir de lire tout ce qui me passe par la tête sans la contrainte de 140 caractères.

Je ne suis pas convaincue d’être une bloggeuse, loin de là. Oui, ceci est un blog. Bravo Sherlock. MAIS, je n’écris pas ici en espérant finance mon style de vie extravagant, rempli de barbapapa et de foie gras. Je ne rédige rien d’intéressant à personne, à part peut être moi…dans cinquante ans, et même ça, ça n’est pas sûr.

De nos jours, tout le monde et sa mère a un blog, ou se pavane sur Facebook, ou bien publie des photos sales/sexy sur Twitter. Ca me rend folle. Est-ce vraiment la seule chose qui puisse donner une quelconque importance à voter vie? Si c’est le cas, laissez moi mettre en place une oeuvre caritative pour financer votre acquisition d’un flingue, d’une corde or bien même de quelques pilules car vous ne devriez pas être sur le net, ni même dans le monde.

Maintenant que ma petite crise est passée, je pense que je vais bloquer quelques personnes car en tant que potiche des réseaux sociaux, c’est bien mon droit!

Lanvin how I loved you

J’aime beaucoup Lavin, la vieille France, Paris capitale de la mode, sensibilité culturelle etc, etc. Mais on dirait que toute la caravane est passée pour s’écraser en plein dans un gros pylône de mauvais goût pour les masses. En 1889, la maison se lance, en 1996 elle est rachetée par le groupe L’Oréal qui refile l’affaire à Madame Shaw-Lan Wang en 2001. Puis, fin 2010, Madame Shaw-Lan Wang a sorti sa grosse pipe à opium et a décidé de fermer les yeux sur un massacre sur le champ de bataille des H&M.

Bon, confession forcée pour expliquer ma pique…Le directeur artistique mis en place pour redorer le blason est fabuleux. Beau boulot mon cher, mais à quel moment ”Lanvin ♥ H&M”, une initiative absolument magnifique pour la marque et le fabricant de vêtement, s’est-elle transformé en une palette de peintures à l’eau sélectionnée par un gamin de 5 ans soucieux d’être vu de tous.

La robe jaune pétante unimanchiste, bourrée de volume à en faire baver la mise en plis d’une mamie du seizième arrondissement ne va pas à tout le monde…je me risquerais même à dire que pour une collection visant le plus grand nombre, il n’y aura pas grand monde pour repartir avec. Le body couleur chair sur lequel se greffe une déferlante de tulle rouge pétant ce n’est pas la joie non plus. Le seul moment approprié pour porter ce truc serait pour aller défier un homme habillé en poulet géant devant un KFC. Et à l’issu de ce rude combat, vous pourrez porter la même robe, mais cette fois-ci en gris aux funérailles de monsieur poulet.

Pour info, la collection s’est vendue dès le premier jour au Royaume-Uni. Sur la même lancée, j’ai quand même pu trouver une jupette lourde, pleine de dentelle bien costaud (paradoxe n’est-ce-pas?) dans le genre petit victorienne débauchée. C’est dans ces moments là que je suis contente de me mettre hors de la mode et de continuer mon petit truc garçon manqué et mamie circa 1890.

Window shopping


Opera binoculars ♣ Ouija board ♣ Wishbone

Meat Cleaver ♣ La surréaliste ♣ Paper plane


Je n’ai jamais été du genre à faire du lèche-vitrine. Du lèche-écran, absolument. Dès que l’hiver commence à pointer le bout de son nez, j’ai la fièvre acheteuse. Etrangement, il semblerait y avoir un lien direct entre le port d’une grenouillère en polaire et la consultation de différents sites dont le seul objectif est d’avaler le numéro de ma carte de crédit.

Petite indication: oui je possède une grenouillère. en polaire. avec des poches. Et quand je m’étire, je me transforme en une grosse carte bleue. Pas sexe, certes, mais cette grenouillère est hilarante à un point que mon cher mari rit aux éclats chaque fois qu’il me voit accoutrée de ma combinaison hivernale.

La sélection siliconelife hiver 2010/2011 pour vous:

Les jumelles d’opéraPlanche à OuijaWishbone

HachoirLa surréalisteL’avion en papier

Pour la petite histoire, les jumelles symbolisent mon côté voyeur, la planche à Ouija reflète mon anxiété du futur et mon désir de le dompter dans le présent, le wishbone est un pied de nez à une vieille tradition qui veut que celui qui tire le plus gros morceau d’os des deux branches voit son voeux exaucé et que cela n’était jamais moi, le hachoir car je suis une déesse en cuisine et incollable en matière de meurtres historiques, la panoplie surréaliste pour une déjantée parfaite et l’avion en papier pour les espérances plombées. Au-delà de ces explications inattendues, mon choix a été motivé par le fait que tous ces bijoux ont l’air fabuleux.

Les petits plaisirs

J’ai mal. Il fallait commencer cet article par quelque chose avec un bon JE bien implanté. Ceci n’était pas une rédaction journalistique dans la pure négation de soi, j’ai mal. Pourquoi? On s’en fiche? Comment? On s’en fiche aussi.

Mais, le fait d’avoir une réelle difficulté à naviguer la capitale à cause d’un boitement prononcé est parfois positif. Pour une fois, je suis une rivale potentielle de mon pire ennemi: la vieille dame. Je n’aime pas les mamies car elles sont la cause de mon agacement à la poste. Et puis elles prennent toujours les meilleurs places dans le bus, mon mode de transport favori.

C’est une fierté de m’installer dans une place prioritaire, la tête haute, face à une mamie curieuse qui tente d’évaluer sa rivale. Car oui, les mamies, c’est un peu comme les ninjas. A partir d’un certain âge, on a tout vu, on a tout fait et on a le confort des chaussures orthopédiques de son côté. Techniquement, si l’on suit ma définition à la lettre, Stalone est une mamie. Une mamie flippante, mais une mamie.

Mais poursuivons, je m’installe, j’abuse de l’ascenseur réservés aux gens qui ont des difficultés à marcher et je tripote toutes les rampes de la ville. Dégueulasse oui, mais maintenant c’est ma saleté qui est dessus et ça, ce n’est pas peu dire.

Promis, d’ici deux heures je vais me lasser de mon statut d’infirme mignonne mais un chouillat pathétique.

Unrelated


I write often on this blog but I publish very little. Simply because my cognitive dumpster is read by other people and some of them may not be totally aware of my fabulous personnality. In consequence, I harness my desire to click on “publish” when I shit on quite a few people, not because I fear what may be the outcome of this decision but by fear that I may bitchslap a few Parisian heads of cattle.

We are Sunday, I can proudly announce that I maintained a calm and polite front during the whole week. Now that this is done, let’s get on with the festivities.

  1. To the douchebag, potentially employed as a journalist…that happened to integrate himself in the Boardwalk empire queue as a double parked moron: there was no need to push me and breathe into my auditive canal. The only gain to be had from this? Now I know that you are a future baldy, sir with the advanced hair thinning. On top of that, you got stuff behind because they couldn’t find your name on the list. Elitist of me? Maybe but I despise people who behave like pigs.
  2. To the tall blonde man I suspect is a total idiot: please, for the sake of all that is holy and divine in our city (except Notre Dame because I care for it) to stop sticking your tongue out like some old pervert in a Peep Show while talking to me. At first, I took it as a personal insult but after a few of your glorious interventions on Youtube, I know it’s merely a tick and not a perverse attention. Still: YUCK.
  3. Since the list is taking a slight gynarchist turn, I am going to nominate, you, big ugly girl from saturday night with your peninsular nose and your brests that obviously capitulated against gravity. I offered as a polite gesture to stick my head in your tits because I had done so to all of the females at the party. That’ll teach me to be charitable, because let’s be honest, at the end of the night, you were seating next to me anyways, which means your penis adventure was not doing great.
  4. To the lady with a Viking’s tact: if you see me smile after one of your outrageous declarations, a declaration so absurd, so impossible to understand, it’s a bad sign. You are going to get fuck, just letting you know. I have a specific charm, when I smile, it’s like a dog showing its teeth, affective self-defense once in awhile…but usually it’s to bite.
  5. To my shiny lacquered shoes: how dare you inflict upon my foot a tiny blister that makes me scream in deep, deep pain? I leave you in my closet for two years, and honor you by taking you out, fine, during a rainy day, but still…and I end up with a blister? Back in the closet you ungrateful whores.


J’écris pas mal sur ce blog. Je publie peu. Tout simplement car mon dépotoir cognitif est lu par d’autres personnes qui ne semblent pas être totalement aware de ma personnalité renversante. Je me retiens donc de traiter de couillons pas mal de gens, non pas par peur des conséquences qui m’attendent mais par peur de foutre une tarte bien méritée à un beau petit troupeau parisien.

Nous sommes dimanche, je peux fièrement annoncer avoir maintenu un semblant de calme et de politesse pendant une semaine entière. Maintenant que c’est fait, passons aux festivités.

  1. Au gros con potentiellement journaliste qui s’est incrusté dans la queue de Boardwalk Empire en double file: pas la peine de me pousser et de respirer aussi près de mon canal auditif. Le seul gain obtenu? Maintenant je sais que tu es un futur chauve, monsieur à la calvitie prononcée. De plus…tu es resté coincé de nouveau derrière car ils ne trouvaient pas ton nom sur la liste. Elitiste de ma part? Peut-être mais je hais les mecs qui se comportent comme des cochons.
  2. Au grand blond que je suspecte d’être bien con: je te prie, sur tout ce qui est sacré et divin dans notre ville (sauf Notre-Dame car j’y tiens) d’arrêter de tirer la langue comme un vieux pervers au Peep Shows de Pigalle pendant que tu me parles. Au départ, je le prenais comme une insulte personnelle, mais après quelques exemples de tes interventions glorieuses sur Youtube, je sais que c’est un tic et non pas une attention perverse. L’un comme l’autre: beurk.
  3. La liste commence à faire féministe qui a pris un tournant gynarchique, donc je te nomine, toi, grosse mocheté du samedi soir avec ton nez péninsulaire et tes seins ayant capitulé face à la gravité. J’ai proposé par politesse de foutre ma tête dans tes seins car j’avais pris la peine de balader ma tête dans quasiment toutes les poitrines sauf la tienne. Ca m’apprendra à vouloir faire de la charité car soyons honnêtes,à la fin de la soirée tu étais assise à côté de moi, c’est que vraiment ta partie de pêche au pénis n’avait pas était bonne.
  4. A la dame qui a le tact d’un Viking: si tu me vois sourire après tes annonces pour le moins étranges et impossibles à prendre positivement, c’est que c’est très mauvais signe. Tu vas te faire baiser, je te l’annonce. J’ai un charme particulier, quand je souris, c’est un peu comme un chien qui montre ses dents, un coup sur deux c’est du self-defense affectif…le reste du temps c’est que je vais mordre.
  5. A ma paire de chaussures vernies: comment osez-vous me faire une infime ampoule qui me fait hurler de douleur? Je vous laisse au placard pendant deux ans, puis je vous fais l’honneur de vous sortir, certes un jour de pluie, mais quand même…et je finis avec une ampoule? Back in the placard salopes.

Avantage pénitencier

Je découvre peu à peu les avantages et inconvénients liés à mon changement de statut. Je suis une femme mariée. En conséquence, on m’appelle madame, ce qui m’irrite au plus haut point car je me sens vieille. Pas que cela me gêne d’être vieille, au contraire, mes ambitions s’étendent jusqu’à 93 ans car je compte faire chier le monde pendant très longtemps en tant que vieille taupe violente en jupons. Madame, c’est une marque de respect teintée d’une arrière pensée cynique. Bref, ce n’est pas agréable, on va en rester là plutôt que de se poser des questions futiles sur mon statut bien envié par certaines vieilles filles.

C’est le seul désavantage de mon statut, inutile donc d’y dédier tout un article. Ah, non peut-être pas finalement. Autre désavantage: EDF n’arrive pas à envisager les couples comme l’union de deux personnes. Pour EDF nous ne représentons qu’une seule entité, à savoir Monsieur Madame Myriam Augustin Delporte Jessier. Je ne rigole pas. Un jour je partagerais ma facture avec vous. C’est hilarant mais assez inquiétant car je ne concevais pas mon union comme une fusion totale et irrémédiable.

En bref, l’intérêt de mon vagabondage mental sur le sujet et le pourquoi je ramène EDF dans cette histoire ne tient qu’à la fameuse demande de justificatif de domicile. Ni une, ni deux, nous voici sur un ordinateur pour faire partager les joies des factures en ligne à une employée. Le problème est vite résolu pour mon cher et tendre car il mène la barque Numéricable au sein de notre foyer. Mais EDF refuse de reconnaître mon besoin d’accéder à mes factures. Le dépit commence à s’insinuer en moi. Je regarde donc l’employée et lui dit “nous sommes mariés”. Elle me demande ce qui le prouve. Je procède donc à la mise en avant de la main de mon co-équipier quotidien. Sa bague étant coincée sur son doigt, pas moyen de nier le fait qu’il est compromis dans le scandale que ma personne représente.

Il y a quelque chose d’ironique dans cette histoire de bague. Un petit retour rétro à des clichés bien des années 50, mais je me garderais bien de lui dire.