J’allais écrire un truc

Un truc pas nécessairement agréable à entendre. Un truc pas toujours politiquement correct mais tellement vrai. Mais au final, je ferais mieux de fermer ma grande bouche et de tirer ma révérence le moment venu. Je fais toujours des vagues pour rien. Une demie décennie plus tard, je ne sais toujours pas choisir mes batailles. J’apprécie mes petites victoires, mais je mène à la fois.

Je ne pense pas qu’on puisse m’en vouloir sur ce point là. Pour maintenir une vie professionnelle je vais de ce pas consulter L’art de la guerre de Sun Tzu et une compilation des films de Will Smith. Le premier pour avoir une vision cohérent de mon terrain, la seconde pour perdre toute logique et espoir d’obtenir quelque chose de décent.

Quand j’en viens à bout, promis je vous invite pour une soirée Nanard et du popcorn.

4 heures à Paris

One weekend in Paris is akin to having your life taken hostage by a chronometer. You have to see it all, eat it all, engorge yourself with post cards and steal the Eiffel tower in a tiny keychain. I was able to steal four hours of a friend’s life. We headed to Censier Daubenton for a few hours spent in my Paris.

Taking a little detour toward Rue Mouffetard, a highly touristic street worn down by ridiculous prices one would find in a game of Monopoly. Six degrees celcius outside, very convincing temperature when it comes to the acquisition of ice cream. It’s nothing for a guy that comes straight from Finland and it allows us to have a little climactic rebellion. After falling back on Place Monge, we are looking for a hall in the wall of Haussmanian buildings. Let me rephrase that, I am looking for a hole, the 6’2″ mobile flesh structure is following me patiently, not bothering to question my doubtful determination.

Once the hole was found amongst all that real estate, the entrance to the Lutèce arenas didn’t grab the attention of my friend, still dazed and confused by the creamy goodness.

Un weekend à Paris c’est voir sa vie prise en otage par un chronomètre. Il faut tout voir, tout manger, s’engorger de cartes postales et happer la tour Eiffel sous forme de porte-clé de quelques centimètres. J’ai réussi à subtiliser 4 heures de la vie d’un bon ami. Direction Censier Daubenton pour quelques heures perdues dans mon Paris.

Un détour et en route vers la rue Mouffetard, rue hautement touristique rongée par des prix dignes d’un Monopoly. Six degrés, température convaincante pour faire l’acquisition de deux boules de gelati. Ce n’est rien pour un mec qui arrive de Finlande et cela permet un petit moment de rebellion climatique. Suite à une retombée violente sur la Place Monge, nous cherchons un trou dans le mur d’immeubles haussmaniens. Correction, je cherche, le mètre quatre vingt dix de chaire mobile me suit patiemment, ne remettant pas une seule fois en cause ma détermination douteuse à trouver une brèche immobilière.

Une fois trouvée, l’entrée des arènes de Lutèce n’attire même pas l’attention de mon compagnon qui se remet encore de sa dose de gras lacté en cornet. Traversée rapide, une ou deux anecdotes envoyées à son attention comme des harpons et en route vers le jardin des plantes. Et là, au lieu de le laisser tranquille je le harcèle avec la différence entre les jardins à l’anglaise et les jardins à la française tout en me demandant ce que j’en ai à foutre moi aussi.

La galerie de Paléontologie n’attend que nous: petite leçon de linguistique devant un foie de tigre, réflexion sur les capacités enfantines illimitées à apprécier les dinosaures, clin d’oeil aux moutons siamois puis, comme le dit si bien mon ami: “la baguette avec le jambon qui formait le sandwhich était bonne, mais ça, c’était ce matin, j’ai faim maintenant”.

Où manger à 4 heures 30 de l’après-midi? Au fin fond du quartier chinois de Paris. Pendant que mon compagnon est en trance orgasmique devant le fait qu’une Orangina ne coûte que deux euros, je commande son plat et le mien. Patrick dit bonjour au boeuf Loc Lac avant de l’avaler d’une traite puis je le traîne dans une boulangerie où il comprend tout à fait pourquoi la France c’est la France. Peut-être qu’un jour je lui dirais que toutes nos religieuses ne sont pas en chocolat.

Toujours pas de contenu à proprement parler sur ce blog, mais bientôt, bientôt je vous serais d’une utilité.

Steampunk Links pt2

I know steampunk is getting popular. It may seem strange for some but I think that it has a nice retro-deranged touch to it. Steampunk opens up multiple horizons, it’s a hijacking of history. Yes, I can put on a petticoat, and whilst wearing said pettycoat, summon a violent bitchslap that will have your ears ringing. Add a monocle and it’s all about class.

The aesthetics are very close to my heart because they render some sort of accessibility to something that no longer is within the reach of most people. There was a time, cogs were understandable and someone with a good noggin could figure out how things worked. Today, technology is magic. Magic because we no longer can witness its innerworkings, it’s confined to an arcane mist. My iPod announced its own death by displaying a dead mini-iPod on the screen. Customer service could tell me nothing more, not why, not how, just an arbitrary death certificate.

Steampunk reconquers some of this, even if it is only superficial. You need to take apart a keyboard in order to make it “the old fashionned way”. Same goes for a computer mouse. Cogs make everything bigger! USB keys can’t be forgotten in the back pocket if they have massive amounts of wire and copper on them! This makes me think of the African grigris in the shape of cellphones, in a time where that technology was not available on that continent. By representing the object, we harness its “magical” powers. Same goes with the cogs sprinkled everywhere.

Instead of boring you with the train of thought, have a go at David Morley’s writings. He’s one of the guys from the Birmingham School specialized in cultural studies. Still alive, still kickin’, still writing and most important of all, still fabulously funny.

If you’re not interested, well then I have a few pragmatic links for you:

Je sais que le steampunk prend de l’ampleur en France. Ca peut paraître bizarre pour certain, mais je trouve qu’il y a une touche nostaligico-barge à ce truc. Le steampunk ouvre des horizons multiples, c’est un détournement du rétro. Oui je peux mettre un jupon, mais tout en portant ce dit jupon, je peux quand même décocher une taloche plus retentissante qu’un revolver. Un monocle en plus et c’est la classe totale.

Plus sérieusement, l’esthétique de ce mouvement me plaît car c’est rendre accessible ce qui ne l’est plus. Il fut un temps, les rouages étaient quelque chose de compréhensible et un autodidacte à vapeur pouvait appréhender le fonctionnement de nombreuses technologies. De nos jours, l’objet technologique est magique. Magique car son fonctionnement reste ancré dans une brume mystique. Mon iPod affiche un mini-ipod à l’écran avec les yeux en croix et le service client n’a rien de mieux que de me dire qu’il est hors service. Pas de pourquoi, pas de comment, juste une décision arbitraire et irréversible.

Le steampunk permet une reconquête, bien que fortement superficielle, de la technologie. Il faut démonter tout un clavier pour pouvoir le reconstruire “à l’ancienne”. Il en va de même pour les souris. Les rouages agrandissent tout. Les clés USB ne peuvent plus être oubliées dans la poche arrière du jean s’il y a un énorme tas de fils et de cuivre dessus. Ca me fait penser aux grigris africains en forme de téléphone portable à l’époque où cette technologie n’était pas disponible sur le continent. En représentant l’objet, on atteint ces pouvoirs “magiques”. Pareil pour les rouages intégrés un peu partout.

Plutôt que de vous embêter plus longtemps avec cela, je vous conseille de lire David Morley, un des penseurs de l’Ecole de Birmingham (cultural studies). Il est encore en vie, il écrit toujours et il est fabuleusement drôle.

Pour ceux que la lecture n’intéresse pas,

Moi, méchante.

Je trouve que j’écris mal. Normal, après dix ans sous les cocotiers mon cerveau est ramolli. Je n’ai plus la même aisance en français. En même temps, aisance, c’est un bien grand mot, quinze à une fiche de lecture sur Croc Blanc en sixième, ce n’est pas vraiment de l’aisance. C’est peut-être du talent car je n’ai pas lu le livre mais de l’aisance…j’en doute.

Les profs se souviennent de deux types d’étudiants: les tellement chiants qu’ils se retrouvent gravés dans le grain de peau de l’enseignant et les tellement intelligents qu’on ne peut qu’être ébloui. La petite Tomoe était éblouissante, petite métisse franco-japonaise, Tomoe était une vraie tornade mathématique. Casio et Texas Instrument auraient pu en faire leur mascotte…ou comptable…ou même caisse enregistreuse. Tout le monde voulait de l’aide de Tomoe. Sauf moi. Moi je la forçais à me raconter tout Harry Potter rien que pour le trip. Rien que pour lui dire que c’était absolument naze et que de toute façon, moi, que ce soit la géométrie ou Harry Potter, j’en avais rien à carrer et que j’avais mieux à faire.

Et donc je m’installais avec un bon Dostoïevski et on me foutait la paix. Parce que moi, j’étais très bonne en langue et en art. Tellement bonne qu’on me mettait dans un coin pour que je ne perturbe pas les autres gosses. J’aimais regarder la petite Tomoe du coin de l’oeil et me délectait de la voir sombrer dans la confusion la plus totale.

Pas sympa de ma part.

Musings pt1

This is my blog. You would expect a technicolor orgy with unicorns, random news and caustic commentary. Well, the only thing I did lately: complain about camel and say that I am fat. This is about as disapointing as getting a Christmas sweater when you come from a Jewish family (thanks Grandma!).

But it’s getting better. Yesterday I invited a total stranger to go to a Museum with me to look at Hungarian medieval shields. Not really subtle when it comes to pick-up lines. Problem is…I don’t pick up people anymore. Actually never did because I am quite lazy and I would must rather entertain myself by looking at other people doing it (it’s less fun when I’m the target). So. Next monday, me, her and a Museum.

After that I convinced a professor to let me go because I have high-tech gadget presentations I simply can’t miss. Let’s forget for a minute that I am insane for insisting on continuing my school career while having full time job. That poor man actually looked pretty tempted by my announcement. Too bad. I am getting the hell out of here and you, you just stay put with that nasally bitch that can’t comprehend anything going on in your class.

Once I got over that, I demanded a six piece offering of McNuggets as a tribute to me. Life decided to grant this but delivered it with a side of irritating bitch. Thanks to Mel Gibson I can finally use an appropriate term: glum cunt. I get over her and bring the nuggets over. Problem is: I’m sitting next to what seems to be the kitchen. Hey, you, yeah, you, fast food cook: your repetitive phone ring of Meep Meep and the coyotte, no one cares for it, especially if it reaches a level that makes you feel like you’ve watched 4/5 shows in a row.

That is all.

C’est mon blog. On s’attend donc à une orgie technicolor de licornes, de faits divers et de commentaires caustiques. Le seul truc que j’ai trouvé à faire: me plaindre de la couleur camel et de dire que j’étais grosse. Dans le genre décevant, c’est presque aussi bon que de recevoir un pull de Noël quand on vient d’une famille juive (merci Mamie).

Mais ça va, on se remet comme on peut. Hier, j’ai invité une inconnue à aller au musée avec moi pour regarder des boucliers hongrois. Subtil comme façon de draguer. Problème est que je ne drague plus. Quoi que je n’ai jamais dragué vu que je suis une fainéante et que je préfère m’amuser à regarder les autres le faire (moins fun quand je subis). Bref. Lundi prochain, elle, moi, un musée.

Ensuite j’ai convaincu un professeur de me laisser filer car j’ai des présentations de produits high-tech à ne pas louper. Passons outre le fait que j’insiste pour continuer des études tout en gardant un boulot. Il avait l’air tenté de me rejoindre. Pas de chance. Moi je me casse, et toi tu restes avec la nana à la voix nasillarde qui ne comprend pas le plan de ton cours.

Une fois remise, j’ai exigé de la vie une fournée de McNuggets. La vie m’a dit ok, mais je te livre la caissière récalcitrante avec. Merci à Mel Gibson car maintenant j’ai enfin l’expression appropriée à ces vagins coléreux: glum cunt. Je me retrouve face à mes nuggets et saloperie…à côté d’une porte qui mène sûrement à la cuisine…Petit message au cuistot: ta sonnerie répétitive de Meep Meep et le coyotte, on s’en branle comme de l’an 40, surtout si cela atteint un tel niveau qu’on a l’impression de s’être tapé 4/5 génériques du cartoon.

That is all.

SEO

I am fabulously placed in Google when it comes to “insane Roman emperors”, “religious dinosaurs”, “fetish women”, “bad unicorn tattoos” and “ripped jeans”. Yes those are keywords that lead to my blog. I can’t quite figure what made them so popular, but I will take responsability for the fact that yes, I did at some point type those words. I am just surprised that no one ended up here looking for a zombie escape plan because boy, is mine awesome.

I have a few SEO notions, but I don’t know how any of my posts could be useful to anyone looking for something on Google. Sir, them fetish ladies, I know a few…but I don’t think you’re looking for access to my address book. Young man, those tattoos will not help you earn the love of a special lady. Middle school student, if you ended up here, keep in mind that “insane emperor” in not a good lead to get an A on your report. Fashion toothpicks, “ripped jeans” annoy the shit out of me, as well as delusional women who step outside wearing leggings and a T-shirt.

Now that all this has been said, I almost have nothing left to say. Those who read this blog on a regular basis know that it’s unexpected in its contents. I’ve felt bad for the people who ended up here on a whim…but with such keywords, you probably deserve my blog as the best punishment for your SEO sins.

Je suis fabuleusement référencée en ce qui concerne les empereurs romains tarés, les dinosaures religieux, les femmes fétiches, les tatouages de licorne ratés et les jeans déchirés. Oui, ceux sont les mots clés renvoyant à mon blog. Je ne sais pas exactement comment ça marche mais je suis bien consciente de m’être fichue dans cette situation. Je suis juste étonnée que personne ne finisse ici par le truchement d’une recherche légitime: un zombie escape plan (le mien est très très bien, si si, je vous assure).

J’ai quelques notions de SEO mais je ne vois pas comment mes contenus peuvent être utiles dans une recherche spécifique sur Google. Monsieur, les femmes fétiches, j’en connais, mais je ne pense pas que l’accès à mon carnet d’adresses soit vraiment ce que vous souhaitiez explorer. Jeune homme, les tatouages de licornes n’ont pas vocation à vous faire gagner le coeur d’une tierce demoiselle. Etudiant en sixième, si vous avez fini ici, sachez qu’un exposé sur la Rome antique ne commence pas par “empereur taré”, vous faites fausse piste. Pintades en manque, les jeans déchirés m’irritent au plus haut point, tout comme les femmes ayant perdu tout contact avec la réalité lorsqu’elles sortent de chez elles en leggings et T-shirt.

Maintenant que c’est dit…je n’ai presque plus rien à dire. Ceux qui lisent ce blog savent qu’il est imprévisible, et jusqu’à présent je me sentais mal pour ceux qui étaient catapultés ici…mais avec de telles recherches, vous méritez amplement mon blog en punition.

Il était une fois

Oui nous aussi on a peur de ton pocho Jessica

Il était une fois moi. Il était une fois une glace. Même deux, celle que je mange et celle qui me reflète ce que j’ai mangé comme une cartographie calorique de mon corps. J’ai des envies subites d’être mince. Mais pour les mauvaises raisons. Encore pire que les mauvaises raisons, mon envie d’être mince est tellement ridicule qu’elle mérite d’être bafouée par ma fainéantise.

Je vais rester ronde. Parce que j’aime mes seins, parce que j’aime mes fesses, parce que je suis faite comme ça et parce que j’habite au dessus d’un McDonald’s situé à côté d’un KFC et qu’à côté d’eux j’ai tous les restaurants chinois au monde. Je vais rester ronde parce que j’ai été mince et que je ne fais pas une bonne mince.

Je veux être mince parce que la mode est tellement triste et que le camel ne va à personne. Je veux être mince parce que j’espère que les habits m’iront correctement. Or, je ne suis pas dupe. Le camel c’est moche et quand c’est mal coupé, ça ne va à personne. A ce rythme là, la semaine prochaine je voudrais être black, qui sait peut-être que le camel m’ira mieux. Je veux rester ronde tout en m’imaginant porter ce qu’on me propose dans les vitrines. Je veux donc être mince pour les mauvaises raisons. Pire que les mauvaises raisons, je veux être mince sans changer quoi que ce soit.

Ca me fait bizarre d’être sans complexes pour une fois dans ma vie. D’habitude je veux toujours perdre ceci, cela. Je fais partie de cette catégorie de femme qui n’a rien à rajouter. J’ai tout, et même un peu trop. Mais tant mieux! Je n’ai jamais été déçue et convaincue d’avoir un manque de féminité. C’est très bien de me revendiquer et tout et tout. J’ai vaincu le système. Sauf que maintenant, le système, il n’est pas content et qu’il ne veut pas me fournir une culotte décente. Pire, il veut me mettre des fausses hanches par dessus.

Mode automne/hiver 2010: une ronde vous dire merde pour les mauvaises raisons. Pas parce que vous ne pensez pas à moi, je ne suis pas égoïste à ce point là. Juste parce que la myriade de choses qui pendent dans les vitrines…et bien c’est moche. Pas pour moi, pour tout le monde. Si je vois une nana en camel cet hiver, je vais l’enfermer dans la vitrine du H&M comme martyr.

- The End-

Carabonara


Les pâtes carbonara, c’est un plat typiquement italien…je n’aurais pas à mettre cet avertissement si je ne tenais pas ce blog en anglais. Soyons honnête, certains des lecteurs (et je sais qui ils sont) s’imaginent que Pizza Hut, c’est de l’italien aussi. Ne nous mélangeons pas les pinceaux, Disney a piqué les traditions du vieux continent pour en faire un empire et Pizza Hut a pris une institution pour en faire un laxatif lucratif. Contrairement aux femmes du gouvernement de Berlusconi, la carbonara est décadante certes, mais beaucoup plus digeste.

Le plat en lui-même est renommé au point que l’on oublie vite que cette sauce ne date que de quelques décennies. Les pâtes carbonara ont commencé à faire parler d’elles autour de la seconde guerre mondiale. La recette est très flexible mais certains ingrédients sont incontournables: du fromage (parmesan ou pecorino), des oeufs et du cochon bien gras avec une touche de poivre noir.

Le mythe du nom reste bien présent. On pense que c’est un dérivé du mot charbon ou carbone en italien. D’autres rumeurs persistent en parallèle. Ma préféré? Celle qui dit que cette sauce était confectionnée avec de l’encre de seiche (ce n’est pas un poulpe mais c’est tentaculaire donc ça compte). Je ne me souviens plus mon premier rentre dedans face à un plat de pâtes carbonara mais je suis tombée raide dingue de ce gros tas de cholestérol.

De quoi crever moins bête si jamais vos derniers instants se passent dans une cuisine.

Pasta alla carbonara is an Italian dish…if you didn’t know. Contrary to the Jersey Shore show, carbonara is truly Italian, just as decadent but in a more digestible manner. It’s not a very old dish, dating back to  the mid 1900′s. Pasta all carbonara is not known before the WWII.   There are many variations on it, but the main components are cheese (parmesan or pecorino), eggs (yolk only or whole), some fatty pig part and black pepper.

The name is thought to derive from the word carbone or coal. One of my favorite rumors about the name is that it may have been made with a squirt of squid ink. Some more appropriate ones include the black pepper flakes looking like charcoal in the white sauce or something to do with coal miners. I don’t remember the first time I fell in love with this debauchery of good spaghettis but man, I haven’t looked back since.

If you feel like being a creamy, fatty, salty eater – here is an array of recipes over at Food.com

P.S. the egg is added in raw ladies and gents. I like living on the edge.

Caffeine overdose

This post was originally dedicated to a friend’s pursuit of truth. She wanted to conquer the mysterious correlation between drinking tea and having to go to the bathroom at regular intervals once the tea time was started. So, I guess we’ll start with that and move on to more important ventures such as questionning whether I overdose on caffeine without knowing about it. I’m an unintentional junkie and I assure you that I do not enjoy ODing on caffeine. These overdoses were so frequent that I was convinced I had cancer, was having a baby, was having a baby cancer. So caffeine irritates the bladder, makes it spasm which accelerates your fluid evacuation intervals. Irritate your bladder and it’ll make you pee. There’s a few more factors but I’d much rather move into overdoses because overdose of anything brings more readers than the urine in any state.
To OD on caffeine, you need at least 300 milligrams which over-stimulates the central nervous system. The symptoms are fidgetiness (yes, that is a real word), nervousness, euphoria, insomnia, peeing more frequently (you know irritated bladder and all that jazz), rapid heartbeats, and my favorite: psychomotor agitation which is basically being a very repetitive asshole but in an even more uncontrolled manner.  And I haven’t even gone around to all the symptoms.
The liter of tea I consume quite often gets me to that state. Once the nausea starts, it’s game over for me. See me overdosing on caffeine and you will find some utterly unproductive and useless to the evolution (or entertainement) of humankind for at least two hours. Now my question is, have you ever had such an overdose and never made the connection between this and that?  If so, welcome to the club and I apologize for the delay, but since I drank so much tea, I’m gonna have to go and pee, you know irritated bladder and all that.

Cet article était dédié à une amie qui m’a sommé de partir à la recherche de la vérité cachée. Elle voulait enfin pouvoir tenir dans sa paume la vérité, l’indéniable correlation entre la tasse de thé fumante et le besoin pressant de se rendre aux toilettes. Je pense qu’il est juste de commencer par lui rendre hommage…pour finir par se demander si je ne me shoote pas à la caféine sans le savoir. Je suis une junkie inintentionelle et je vous assure que je n’aime pas les overdose de caféine. Mes overdoses carabinées ont fait que pendant un temps, j’étais convaincue d’avoir un cancer, d’être enceinte, d’être enceinte d’un cancer. Revenons à nos moutons, la caféine irrite la vessie et celle-ci est prise de convulsions comme une caissière H&M un jour de soldes. Irriter sa vessie, ça mène toujours à un pipi. Il y a quelques autres facteurs à prendre en compte, mais je pense que nous allons nous pencher sur les overdoses car si je donne le choix à mon auditoire entre les mots urine et overdose, overdose va toujours gagner, ça fait plus Paris Glam alors que le pipi n’a rien de mondain.

Pour overdoser il faut avoir au moins 300 milligrammes de caféine dans le corps. Une telle quantité stimule le système nerveux à tel point que la personne subit des troubles tels qu’une agitation psychomoteur – mon symptome favori, c’est l’équivalent d’être un gros con à répétition de manière non maîtrisée. Bien sûr, il y a d’autres symptomes comme la naussée, le fameux pipi minute et l’euphorie, ce qui n’aide vraiment pas votre statut de gros con à répétition car vous êtes maintenant un gros con redondant et incontinent.

Cela m’arrive souvent, sûrement à cause du petit litre de thé qui termine dans mon organisme les jours de rédaction à la maison, les jours d’ennui profond dans divers endroits de Paris et les matins trop matinaux passés à attendre sur le quai du métro en tapant du pied et faisant chier le monde (et oui c’est ça d’être une junkie parisienne qui n’a pas la classe d’être cokée). Une fois que la nausée s’annonce, c’est game over, je suis HS pendant deux ans. Incapacité totale de faire évoluer (ou rire) le reste de l’humanité. Ca vous est déjà arrivé ça à vous? Vous avez vite compris la relation entre le thé et votre inconfort neurotique? Moi pas, jusqu’à maintenant, mais plutôt que d’en discuter, je vais devoir m’excuser car j’ai encore bu trop de thé et je dois faire pipi, vessie irritée et tout le tintouin.

Privilege

When life gives you lemons, make lemonade. I love that idiom. Simply because it makes not fucking sense. Just like “have your cake and eat it too”. Those are a few of the mysteries I haven’t managed to crack during my stay in America. I like Russia’s take on the lemon/lemonade life perspective. You give them potatoes and they manage to fuel quite a few Girls Gone Wild participants with their sweet alcoholic nectar.

But I digress. What do you do when a PR gives you a liter of all natural bio/green/pesticide free oil? Yes. You read correctly. I received oil. My first press trinket goody bag. It contained a liter of oil. Them journalists have some real privileges huh? I know I can fish out something about “Nobless Oblige” here granted you give me a little time.

Now I realize there’s a really egotistical side of me that dictactes the contents of this blog. I could have more visitors. I could decide to place  ads on it. I even could move my self-esteem aside and tell everyone and anyone to come read my inner most thoughts. Or I could just give up and make a blog about some relevant content.

But looking at that cooking oil, I think that no, maybe not. Simply because my life happens to be stuck in one of those many dimensions of weird. Cue some Benny Hill music because I’ve got a mental institution by my house, that’s in the middle of the Parisian Chinatown, my work consists of spending 7 hours a day writing about zombies, golf balls and Facebook, my underwear has those adorable butt ruffles on them and my husband takes out the trash.

This not only makes me want to wake up everyday, it makes me want to talk about it…so expect some more siliconelife :)

Quand la vie vous donne des citrons, faites en de la limonade. J’adore cet idiome. Tout simplement car il est absolument incompréhensible. Un peu comme le “vous pouvez avoir votre gâteau et le manger” Ces deux dictons sont parmi les quelques mystères qui sont restés intacts lors de mes dix ans aux USA. J’aime bien la façon de voir des russes, pas de dilemme de citron/citronnage chez eux. La vie leur a donné des patates et ils ont trouvé le moyen de sponsoriser beaucoup de débauches noctures grâce à leur nectar alcoolisé.

Mais je m’égare. Que dois-je faire quand une RP me donne un litre d’huile de colza bio? Oui. Vous avez bien lu. Mon premier cadeau presse…et je reçois de l’huile. Ce n’est pas du charbon et nous ne sommes pas à Noël mais quand même…

Je suis consciente que je suis assez égoïste et que cette qualité fait office de charpente à ce blog. Je pourrais avoir plus de visiteurs. Je pourrais placer des publicités en plein milieu. Je pourrais même avaler mon arrogance et parler de choses intéressantes plutôt que de mon nombril.

Mais un coup d’oeil vers mon litre d’huile, et je me dis, “quand même pas”. Ma vie est suspendue dans une des nombreuses dimensions de la bizarrerie. Il me manque la bande son de Benny Hill et c’est bon. Je vis à côté d’un centre de santé mentale, en plein milieu du quartier chinois et mon boulot requiers 7 heures de mon temps chaque jour pour que je parle en détail de zombies, de balles de golf et de Facebook. Ma culotte a un espèce de faux cul dessus et mon mari sort la poubelle. Dans le genre étrange, je mérite une palme.

C’est en grosse partie ce qui me donne envie de me lever tous les matins, mais aussi ce qui me donne envie d’écrire…promis y’aura encore du Siliconelife :)