Random life anecdote

After finally getting involved in pleasing human interaction, I was reminded of a few reasons why I may just never be fit to live amongst y’all. Mainly because I am batshit cuckoo. But to establish an individual anywhere close to me, you have to instate a strict familial environment that includes an anachronic communist area Hungarian grandmother, a blonde Jdate gold-digging mother and a neon green monokini bearing brother. Lest we forget the blind deaf serenading French poodle and the one eyed, denture oblivious 70+ dad.

That little background given, I’d like to tell a story often told at parties, as are many of my routine life “happenings”. Get ready for Random Life Anecdote #1

After moving back to France, getting settled and starting my snooty Parisian lifestyle, I heard the doorbell. That was in and of itself a rare occurrence as I do not give out my address to people who still ring doorbells instead of calling my cellphone and informing me of their impending doom arrival. Turns out it was the trusty neighborhood mailman armed with a huge package that could barely fit through the door. It was from Hawaii, signed by Mommy dearest.

I open the darn this to find it packed with styro-foam beads, like the packing peanuts but a hundred times more powerful when it comes to wreaking havoc. Now this was weird because my mother never bothers to pack things in a decent manner. But the true weirdness lay in the fact that there was nothing in the box. And I mean nothing. Just an other of styrofoam peanut wannabees.

After of week, during which I couldn’t find it in me to throw away that big box of garbage, I received another box just like the first one. Same box, same styrofoam contents, glaring lack of information from all parties involved. The plot thickens.

And so, with the third week comes the solution to this Twilight Zone episode sponsored by my gene pool. The third package is a large, purple velboa, flat, roundish surface. It was a bean bag chair skin. A skin that I was supposed to fill in with the contents of the first two boxes. Thank goodness I am prepared enough for such stupidity coming from my family. But I was not prepared for the hole in the bean bag skin.

I can honestly say a few things at 24 years old:

  1. I received a Goodwill second-hand bean bag through the mail from Hawaii to Paris
  2. I opened a grave and took its contents in a backpack per my mother’s orders
  3. I bought my uncle a goat for his birthday and left it on his doorstep, no explanation given
  4. I will never ever lay my naked butt down on a pineapple field.

I’m pretty sure that at some point I will come around to telling one of these four things.

Après avoir finalement eu droit à une interaction humaine plaisante, j’ai été brutalement rappelée à l’ordre par l’univers.  Je me suis souvenue de plusieurs raisons qui ne me permettront jamais d’être parfaitement intégrée en société, l’une d’elle, massive est le fait que je sois totalement, irrémédiablement tordue. Pour réussir à mettre en place un individu proche de ce que je suis, il faut maintenir un environnement incluant une grandmère anachroniquement communiste et made in derrière le rideau de fer, une mère blonde, juive, chercheuse d’or et un frère affectionnant tout particulièrement le port du monokini vert fluo. Mais ce serait sans compter sur un caniche sourd, aveugle férue de sérénades et le vieux juif mono-oculaire n’ayant aucune modestie quant à son dentier.

Maintenant que vous en savez un peu plus, j’aimerais vous compter une petite histoire, souvent racontée lors de soirées, comme beaucoup de mes activités « quotidiennes ». Préparez-vous, on attaque anecdote #1

Après mon retour parachuté en France, je me retrouve face à une boîte pachydermique. J’avais été surprise par la sonnette. C’était le facteur. Qui d’autre vu que je ne donne mon addresse à nulle personne capable d’utiliser une sonnette. Moi mes potes, ils téléphonent devant ma porte pour me dire qu’ils sont là. Donc, je traîne le gros paquet en provenance d’Hawaii signé par Maman Chérie.

Je l’ouvre pour me retrouver nez à nez avec une armée de petites billes de polystyrène. C’était bizarre en soi car ma mère ne s’ennuie  jamais avec des détails logistiques tels que la protection des paquets. Mais la vraie bizarrerie c’est qu’il n’y avait rien d’autre dans la boîte. Quand je dis rien, ce n’est rien. Juste un océan de polystyrène grandement éparpillé.

Je n’arrive pas à me séparer de ce grand carton pendant près d’une semaine, convaincue que le dénouement de cette farce est proche. Le facteur revient, une autre boîte identique à la première apparaît. Même boîte, même contenu, grand manque d’information.

Je tiens bon et une semaine plus tard, la solution de ce mystère à la “Les mondes parallèles” sponsorisé par la détentrice d’une partie de mon code génétique arrive. Le troisième carton détient une large peau de velours velboa violette, rondelette et plate. C’était la peau d’un pouf. Un peau que j’étais censée remplir avec les contenus des deux premières boîtes. Dieu merci j’étais immunisée contre ce genre de débilité venant de ma famille. Par contre je n’étais pas préparée à faire face au gros trou dans la peau du pouf…invasion de billes polystyrène à l’appui.

Je peux honnêtement dire qu’en 24 ans:

  1. J’ai reçu un pouf de seconde main venant d’un pseudo-Emmaus directement d’Hawaii à Paris
  2. J’ai ouvert une tombe et pris l’urne à l’intérieur de mon sac à dos sous les ordres explicites de ma mère
  3. J’ai acheté une chèvre à mon oncle pour son anniversaire et je lui ai laissé sur son pas de porte sans explication
  4. Je ne poserais plus jamais mon cul tout nu à ras le sol dans un champ d’ananas

Je suis sure que je vais devoir des explications à un moment ou à un autre pour ces quatre phrases.

Opus à la forêt noire – Black Forest cake opus

It is important to understand one’s cake portrait. My portrait for example is not sweet but salty. When one is thinking of me, it resembles a splendid pumpkin joined by nuts and bacon bits. I am flattered my birthday cake was so original this year.

But since I am someone very hard to figure out, it turns out that my birthday cake is an old, decadent and adversarial one. Yes, it’s on the other side of the trenches. WWI references aside, I don’t think anyone could have guessed my intransigent tastes when it comes to annually flammable cakes. It’s Black Forest cake or nothing with me.

This unbreakable preference comes from way back and started a two year debate on the pedigree of the first birthday cake my dearest bought me. It was a Vaucluse, the flammy version of the Black Forest: raspberries, white chocolate and creamy puffs. The Black Forest cake seems like fag hag next to that thing.

But that debate drowns quickly in the ocean of marinated cherries savantly stuffed in my little acre of Black Forest. I get a custom made one for my little taste buds every year. It’s a little coquettish but mostly due to pastry difficulties. Because the Black Forest cake, huge birthday party classic is disappearing more and more. It is slowly being killed off in French patisseries, but this desert continues to have a strong following in Brazil.

How do I know this? Well after finding a sympathetic shoulder to cry on about the horrible life ahead of me without a non frozen Black Forest cake being within my reach, a Brazilian friend (to whom the shoulder belonged) was up in arms about this disappearing act and assured me that it wasn’t so in Brazil. I can sleep soundly knowing that this mythical cake has sunny days in perspective.

And this year, I received plenty of birthday wishes with lots of gifts: two scarves that take care of my fears of being out of stock during this harsh winter, a guide on penguins because it’s a must to have a guide on your favorite animal and a whole kitchen load of accessories in purple!

Il est important de dresser un portrait gâteau de chaque individu. Mon portrait par exemple n’est pas sucré mais salé. Quand on pense à moi on pense à une spleudeur potiron agrémentée de noix et de lardons. Je suis flattée que mon gâteau d’anniversaire aie été si original cette année.

Mais puisque je suis quelqu’un de très difficile à cerner, il se trouve que mon gâteau d’anniversaire est vieillot, décadent et de l’autre côté des tranchées. Personne n’aurait deviner mon exigence intraitable en matière de gâteau enflammé annuellement. C’est la Forêt Noire ou rien chez moi.

Cette préférence irrémédiable vient de loin et a déclenché un débat de deux ans sur le pédigré du premier gâteau d’anniversaire que mon cher et tendre m’a offert. C’était un Vaucluse, la version cage aux folles de la Forêt Noire: framboise, chocolat blanc et froufrous crémeux. La Forêt Noire fait macho sud-américain à côté de cette confection. Bref, il me tient encore tête…mais bordel! C’était bien un Vaucluse ce truc.

Mais le débat se noie très vite dans l’océan de cerises marinées fourrées savamment dans ma petite parcelle annuelle de Forêt Noire. J’en reçois une faite sur mesure pour mes petites papilles gustatives. C’est un petit peu de coquetterie et beaucoup de difficultés patissières. En effet, la Forêt Noire, grand classique des fêtes d’anniversaire, disparaît de plus en plus. Déchue et évacuée hors des patisseries parisiennes, ce déssert continue pourtant à faire fureur au Brésil. Ca je le sais car m’étant épanchée sur les âfres de la vie sans Forêt Noire disponible hors rayon surgelé, une amie brésilienne s’est offusquée de cette disparition et m’a assuré qu’il n’en était pas de même au Brésil. Je peux dormir de mes deux oreilles en sachant qu’au moins la Forêt Noire se dore la pillule auprès de ses nombreux fans d’Amérique.

Et cette année j’ai reçu plein de voeux chaleureux et plein de cadeaux déments: deux écharpes pour me garantir de ne plus jamais être à cours (voir la saga de l’écharpe), un guide des pingouins car il vaut mieux toujours avoir un guide de son animal favori, une batterie de cuisine ultra moderne et ultra violette (couleur favorite).

Cherry End

cerise cherryRetranscription of a conversation during the day


No, but I don’t want to find myself with Pauline telling me that she can’t pay her half of the rent because she spent it all on narwhals.

And then, Pauline tried to be reassuring: “or because I have a 5000 euros wombat supposed to arrive at the post office soon.”

I like friends who are not bothered on the same levels as others. I also appreciate the ones, who after learning of the existence of an animal go about fixing its price and its transportation mode.

After a few neurotic acrobatics it turns out that narwhals have been likened to unicorns because of the whole frontal horn thing. Fear tore through the living room that Pauline would spend all wealth on physical investments of a narwhalian persuasion.

All that around a hookah. Turns out we just finished the cherry flavored tobacco.

cerise cherryRetranscription d’une conversation dans la journée

Non, mais je ne veux jamais me retrouver avec Pauline qui me dit qu’elle ne peut pas payer le loyer parce qu’elle a tout dépensé en narvals.

Et là Pauline qui rassure en disant: “ou bien parce que j’ai un wombat à 5000 euros qui doit arriver par la poste bientôt”.

Fin de retranscription

J’aime bien mes amis qui ne se tracassent pas au même niveau que les autres. J’aime bien aussi ceux qui découvrent l’existence d’un animal et fixent derechef son prix et son moyen d’acheminement.

Ce soir, après bien des acrobaties neurotiques, il se trouve que les narvals, c’est un peu comme les licornes, facteur clé: la corne. Peur panique après cette annonce que Pauline dépense tout dans des investissements physiques de type narvalien.

Tout ça autour d’une chicha. On vient de finir le tabac à la cerise d’ailleurs.

James Bond: ornithologist

Effectivement, le pauvre monsieur James Bond était un ornithologue réputé. L’auteur de la série d’espion la plus connue s’est approprié son nom après avoir lu son ouvrage. Et oui, Ian Fleming, en plus d’être inspiré de certaines idées bien de droite était un fan d’oiseaux…Tout ça pour dire que l’étendue de mon savoir anecdotique permet non seulement la mise à jour d’un blog mais aussi d’être très apprécié lors de soirées cocktail.

transition mal implantée…

Sinon j’ai finalement reçu les clés de mon nouvel appartement. Il est beau. J’ai même mon propre portugais dans la salle de bain. Il sera là jusqu’à demain si vous voulez le voir tenir un pinceau et fixer du regard une porte. Le transfert de peinture du pot à la porte ne lui réussi pas vraiment. Demain je compte déposer mon premier sac. Après une réfléction éclair, je pense que ça va être un sac plein d’ustensils de cuisine. Le second sera un sac rempli de petites culottes. Certes mon kit de survie rudimentaire ne ressemble pas à celui de tout le monde mais danser dans un salon en culotte avec une louche à la main ça à l’air fun.

No really, poor mister James Bond was a respected ornithologist. The author of the most famous spy series took over his name after reading his book. Beyond his resolutely right wing ideas, Ian Fleming held a great fondness for birds…All that to say that the extent of my anecdotic knowledge allows me to be not only update my blog but is quite popular during cockail parties.

Here, there should be a badly implanted transition sentence…

Beyond this, I finally received the keys to my new apartment. It is pretty. I even have my own portuguese in my bathroom. He will be here until tomorrow if you want to see him holding a paintbrush staring resolutely at the door. The transfer of paint from the can to the door is not his forte though. Tomorrow I plan on bringing my first bag. After a lightning fast thought process, I plan to bring a bag full of kitchen wares. The second one will be a bag full of panties. I”ll admit, my rudimentary survival kit doesn”t look like much but the thought of parading in my living room in my panties swinging a laddle sounds strangely appealing.