Opus à la forêt noire – Black Forest cake opus

It is important to understand one’s cake portrait. My portrait for example is not sweet but salty. When one is thinking of me, it resembles a splendid pumpkin joined by nuts and bacon bits. I am flattered my birthday cake was so original this year.

But since I am someone very hard to figure out, it turns out that my birthday cake is an old, decadent and adversarial one. Yes, it’s on the other side of the trenches. WWI references aside, I don’t think anyone could have guessed my intransigent tastes when it comes to annually flammable cakes. It’s Black Forest cake or nothing with me.

This unbreakable preference comes from way back and started a two year debate on the pedigree of the first birthday cake my dearest bought me. It was a Vaucluse, the flammy version of the Black Forest: raspberries, white chocolate and creamy puffs. The Black Forest cake seems like fag hag next to that thing.

But that debate drowns quickly in the ocean of marinated cherries savantly stuffed in my little acre of Black Forest. I get a custom made one for my little taste buds every year. It’s a little coquettish but mostly due to pastry difficulties. Because the Black Forest cake, huge birthday party classic is disappearing more and more. It is slowly being killed off in French patisseries, but this desert continues to have a strong following in Brazil.

How do I know this? Well after finding a sympathetic shoulder to cry on about the horrible life ahead of me without a non frozen Black Forest cake being within my reach, a Brazilian friend (to whom the shoulder belonged) was up in arms about this disappearing act and assured me that it wasn’t so in Brazil. I can sleep soundly knowing that this mythical cake has sunny days in perspective.

And this year, I received plenty of birthday wishes with lots of gifts: two scarves that take care of my fears of being out of stock during this harsh winter, a guide on penguins because it’s a must to have a guide on your favorite animal and a whole kitchen load of accessories in purple!

Il est important de dresser un portrait gâteau de chaque individu. Mon portrait par exemple n’est pas sucré mais salé. Quand on pense à moi on pense à une spleudeur potiron agrémentée de noix et de lardons. Je suis flattée que mon gâteau d’anniversaire aie été si original cette année.

Mais puisque je suis quelqu’un de très difficile à cerner, il se trouve que mon gâteau d’anniversaire est vieillot, décadent et de l’autre côté des tranchées. Personne n’aurait deviner mon exigence intraitable en matière de gâteau enflammé annuellement. C’est la Forêt Noire ou rien chez moi.

Cette préférence irrémédiable vient de loin et a déclenché un débat de deux ans sur le pédigré du premier gâteau d’anniversaire que mon cher et tendre m’a offert. C’était un Vaucluse, la version cage aux folles de la Forêt Noire: framboise, chocolat blanc et froufrous crémeux. La Forêt Noire fait macho sud-américain à côté de cette confection. Bref, il me tient encore tête…mais bordel! C’était bien un Vaucluse ce truc.

Mais le débat se noie très vite dans l’océan de cerises marinées fourrées savamment dans ma petite parcelle annuelle de Forêt Noire. J’en reçois une faite sur mesure pour mes petites papilles gustatives. C’est un petit peu de coquetterie et beaucoup de difficultés patissières. En effet, la Forêt Noire, grand classique des fêtes d’anniversaire, disparaît de plus en plus. Déchue et évacuée hors des patisseries parisiennes, ce déssert continue pourtant à faire fureur au Brésil. Ca je le sais car m’étant épanchée sur les âfres de la vie sans Forêt Noire disponible hors rayon surgelé, une amie brésilienne s’est offusquée de cette disparition et m’a assuré qu’il n’en était pas de même au Brésil. Je peux dormir de mes deux oreilles en sachant qu’au moins la Forêt Noire se dore la pillule auprès de ses nombreux fans d’Amérique.

Et cette année j’ai reçu plein de voeux chaleureux et plein de cadeaux déments: deux écharpes pour me garantir de ne plus jamais être à cours (voir la saga de l’écharpe), un guide des pingouins car il vaut mieux toujours avoir un guide de son animal favori, une batterie de cuisine ultra moderne et ultra violette (couleur favorite).

Mexico limbo

Pendant que je travaille sur un poste dédié à un des plus grands aliénés de la Rome antique, faisons un pit-stop à O’Mexico. Censé être un restaurant mexicain “authentique” nous nous sommes retrouvés face à un gros tas de choses. Ca en était tellement incongru que j’ai fini par piquer un fou rire nerveux.

Des appliques murales luminaires en forme de masques funéraires, un tableau d’un clodo dormant au pied d’un arbre, un nu de dos avec des fesses rebondies écrasées contre dieu sait quelle surface. Et là, je ne parle que du mur de gauche, en faisant omission des sombreros accompagnant le tout. Sur le mur de droite, orange douteux comme son compère se trouvent deux peintures sur velours noires aux couleurs fluo d’indiens d’amérique du nord et…là, mon cerveau a fait une impasse car il n’en pouvait plus.

Donc en rentrant dans cette version explicitement kitsch du continent amerindien, nous avons été installés à une table, pour ensuite voir les deux hommes en salle, à savoir le patron et un jeune homme se disputer comme des chiffoniers. Doux jésus, je pensais que le spectacle ne pouvait pas s’enrichir de plus de rebondissements. Mais si, d’une part nous découvrons qu’une table de quatre ploucs dont un à la chemise bleu turquoise criard changent de table. On aurait dit un ballet de pachidermes. De lautre, on se rend compte qu’il y a des gens suffisamment mentalement déséquilibrés pour être des habitués de ce restaurant. Et c’est à ce moment là que les deux gladiateurs/restaurateurs se foncent dedans et font sauter la machine à carte bleue.

Après ça, nous avons vu le jeune homme ratisser le sol pour un boulon microscopique pendant que l’autre effectuait une sorte de convulsion épileptique censée nous encourager à passer commande. Une fois n’est pas coutume, je me suis risquée à prendre un plat de porc, nous savons tous pourquoi hein…mon acharnement porcin me poursuit jusqu’au restaurant!

Trois quarts d’heure, un couple d’informaticiens stéréotypés parlant de newletters à gogo et un gros vent posé par les deux mecs, nos plats arrivent. Là je dois dire qu’on ne s’attendait même plus au pire car la soirée avait été fourrée d’intérêts qu’on avait décider de s’en tenir à une hésitation diminuant plus le temps passait car nous n’avions plus rien à perdre.

Finalement, le résultat n’était pas mauvais, un peu médiocre, mais vraiment rien d’effrayant. Quoi que mon plat s’est trouvé être le truc le plus mastoc et le plus bourratif de toute la carte il me semble. Il semblerait que le porc est trouvé un moyen de faire passer sa revanche! Je dois dire que cela me choque de ne pas sortir avec un avis valable d’un restaurant, ou c’est mauvais, ou c’est bon, à quelques variations près (serveurs, atmosphère etc etc). Mais là. Là. et bah là seule chose que je peux dire avec certitudes c’est que je suis heureuse de ne pas habiter trop loin car je n’ai pas assez de recul pour évaluer le délire culinaire auquel je viens de réchapper: des côtes de porc avec du chili, avec des lardons, avec de la salade maïs, des bettraves, carottes rapées, tomate, riz et pommes de terres au fromage. C’est sûr: demain je vais être malade.

While I work diligently on a post dedicated to one of the biggest psychos in roman history, let’s detour on to O’Mexico. It’s supposed to be an « authentic » mexican restaurant. Bear in mind that over on this side of the world we are not encountering anything mexican very often. So we were face with a lot of things…It was so unexpected and haphazard that I ended up hysterically laughing (never a good sign).

Now I will grace you with a cat taco image that you can acquire printed on the interwebs somewhere.

Back to the restaurant : wall light covering things looking like funerary masks, a painting of a hobo sleeping by a tree in fœtal position, another one depicting a nude back and crushed buttocks against God knows what surface. And I’m just talking about the left wall now, notwithstanding the sombreros tacked on the wall. On the right wall, doubtful orange like its buddy on the left, you can find two velvet paintings with neon colors, the subject being North American Indians and then…my brain reached a cul-de-sac, refusing to function.

So, as we entered this explicitly tacky version of the whole American continent, we were taken to a table and were just in time to witness the two guys working the dining room (the owner and some young guy) fight like stray dogs. Sweet zombie baby Jesus, I thought this spectacle could not get any richer, but it did. Of course, oh yes, on one side we discover that a four person table decided to switch tables, so the screaming turquoise shirted leader initiates the relocation. It looked like a pachyderm ballet performance. On the other side, we figured out there were people sufficiently insane to be usual patrons of this establishment. And it’s at that moment that the two gladiators/restaurant workers ran into each other and killed the credit card machine. After that, the young one started raking the floor looking for a microscopic cog while the other was deeply convulsing like an epileptic which was supposed to encourage us to place our order with him. I decided to risk it and take something with pork…my swine-y tenacity was haunting all the way to the restaurant.

45 minutes, a union of computer geeks and a huge cold shoulder from both servers later, our dishes arrive. Now, I can say I wasn’t even expecting the worst to come out since the evening had been so interesting. We had decided that we no longer had anything to lose. The result wasn’t that bad, a little mediocre but nothing terrifying. Well except that my dish turned out to be the biggest one on the whole menu it seems. The piggy wrath it seems…I can only say that I am happy I don’t live to far because I don’t have enough culinary hindsight to say if I will live another day: pork chops with a chili like gravy, with bacon bits, with salad, corn, beets, carrots, a tomato, rice, cheesy potatoes. Yeah…I’ll be sick tomorrow for sure.

Le marathon de la machine à laver

Ca y est! C’est fini. J’ai tout ramené dans mon nouvel appartement. La machine à laver incluse! Par contre…les garçons ont loué un très gros camion mais pas de diable pour porter les machines. Et le dimanche à Paris, le stationnement ressemble à l’enfer de la Divine Comédie. En parlant de cela, le nouveau jeu dont on fait la pub dans le métro à l’air pourri. Mais bien comme il faut, pas à moitié. J’espère que XXX va en acheter un et me dire ce qu’il en pense. En même temps, il faut intégrer le cadrage de cette perspective: je suis une buse en jeux vidéos et le seul truc qui m’attire c’est le jeu où il faut bouger comme un poulet sur la Wii Fit. Donc revenons à cette fameuse machine. Ils ont fini par la pousser tout le long de la rue, sans diable, sans rien. Tant que j’ai ma machine dans l’appart après moi le déjuge.

Je commence à me familiariser à l’immeuble. Il y a de tout, sauf des zouzoises (demoiselles très caractéristiques de l’imaginaire d’un pingouin sur facebook). Enfin, peut être, si. Une. Mais je ne garanti rien car elle était entièrement voilée. Pas moyen de savoir si oui ou non elle portant des bottes tendances avec une jolie petite robe en dessous. Jolie poulette ou pas, j’ai réussi à faire des ribs sauce barbecue à mes beaux parents. Deux d’un coup: j’intègre le fameux BBQ de la discorde étymologique et je réussi à aimer le porc l’instant d’un déjeuner bien mérité. Je vais en refaire, surtout que je connais des preneuses.

Par contre, je ne pense pas remettre les pieds dans un véhicule motorisé ayant pour conducteur mon beau-père. J’ai cru que j’allais y passer, moi et la machine à laver. On aurait dit Grand Theft Auto mais en très très lent, et sans prostituées ni hélicos. Bien sûr, ma moitié n’a rien trouvé de mieux que rire comme un aliéné en me voyant faire mes prières; jusqu’à ce que je crispe mes phalanges sur sa main et que je sente ces os émettre un gémissement.

Finally! I’m done with the whole moving ordeal! Everything is laying haphazardly in my apartment. My washing machine included! However, the boys managed to rent a huge truck but nothing to help get the machines in and out of the houses. And Paris on a sunday morning: the act of parking resembles Hell in the Divine Comedy. While on the subject, the new game they advertise in the subway looks absolutely awful (it’s themed after Dante’s Divine Comedy). And not just halfway, the game looks fucked to hell and back (appropriate statement when you think of the theme). I hope a certain someone is going to buy one and tell me what he thinks of it. However the frame of this chain of thought should be explained: I am retarded when it comes to video games and the only thing that remotely holds any appeal to me is the game where you act like a chicken on the Wii Fit. Lets get back to the washing machine ordeal. They ended up pushing it on the ground down the whole street, like two intelligent men. I don’t care, as long as I have the fucking machine in its rightful place. However, no need to have Sherlock Holmes on the case, you can clearly see the washing machine trails down the street.

I am starting to get used to the building. There’s all kinds of people, except “zouzoises” (ladies belonging in the imagination of a penguin on facebook). Well, maybe one. But I can’t say for sure since she was completely covered by a veil. Nice chick or not, I managed to make bbq ribs for my in-laws. I killed two issues: I put in the conflict ridden word barbecue and managed to like pork for a quick minute. I am probably going to make some more since I know some friends dying to eat some.

However one thing I won’t be doing again is putting my feet in a motorised vehicle where the steering wheel happens to be in my father in law’s hands. I thought it would be the end of me. Me and the washing machine. It was like Grand Theft Auto but really really slow and without hookers or helicopters. Of course, my dearest thought that was the best thing in the world and laughed like a madman the whole way…until I contracted my knuckles on his hand til his bones creaked.

Piggy, here I come!

Une de mes obsessions récurrente se trouve être la nourriture. Pour toute autre personne que Mr. Stange, cette dimension existentielle semble passer à la trappe dans mon cercle social. Ce côte gastronome est plus souvent associé à un imaginaire enfantin lui même relié par un truchement neurologique à Mamie Nova (ce qui n’est pas très flatteur pour moi). Mais j’ai une grande barrière mentale. Je ne peux pas faire face à un ingrédient vénéré en France: le porc. Le bacon, je commence à aimer. Le jambon de Parme aussi. L’échine laquée disséquée avec grande attention, ça se consomme. Mais le porc, le vrai, le non traité, je ne peux pas. Il faut que j’habille le porc d’une robe de tapinette pour le faire passer mon gosier. J’ai décidé de remédier à cela. Je ne sais pas encore comment, mais je vais y travailler.

One of my recurring obsessions happens to be food. For anyone, except Mr. Stange, this existential dimension seems to go straight to the crapper in my social cercle. This food snob side is more often associated with a childish conception somehow tied by a neurological pathway to the grandma in food commercials (which is not flattering for me, believe me).  But I have a huge mental barrier. I cannot face a venerable ingredient: porc. Bacon, I am starting to like. Fancy italien ham cured for months, sure. Chinese lacquered porc, yep I can somehow manage. But porc, the real, untreated thing, I just freaking can’t. I have to dress that meat up in a slutty outfit to get it down my gulletMais j’ai une grande barrière mentale. Je ne peux pas faire face à un ingrédient vénéré en France: le porc. Le bacon, je commence à aimer. Le jambon de Parme aussi. L’échine laquée disséquée avec grande attention, ça se consomme. Mais le porc, le vrai, le non traité, je ne peux pas. Il faut que j’habille le porc d’une robe de tapinette pour le faire passer mon gosier. J’ai décidé de remédier à cela. Je ne sais pas encore comment, mais je vais y travailler.