Le Chiberta

Il y a quelques temps j’ai eu le plaisir de visiter les cuisines d’un restaurant parisien sur les Champs Elysées. C’était une visite en petit comité avant le coup de feu du soir. Ambiance feutrée, la pesanteur de l’étoile Michelin me mettait un petit peu mal à l’aise car je me disais que le chef avait bien mieux à faire que de nous rencontrer.

Bien sûr, je ne connaissais personne. La timidité n’est pas une de mes caractéristiques les plus visibles mais ce soir là, je me suis fait toute petite pour un bon bout de temps. Même les petits pois sacrifiés à l’autel de la gastronomie française semblaient plus téméraires que moi. Finalement, après une visite des lieux, l’entrée en cuisine a décontracté l’atmosphère.

C’est une petite cuisine, pas une caverne de taille industrielle comme j’ai pu en voir à Las Vegas (Dieu merci d’ailleurs). Le chef était pédagogue, détendu et vraiment sympathique. J’ai trouvé ça surprenant lorsque l’on prend en compte qu’il doit mener une équipe, être prêt pour le service du soir et apprendre à des nunuches comment faire un amuse bouche. Je posterais la recette un peu plus tard car les beaux jours arrivent finalement et qu’un velouté de petit pois c’est toujours bon.

La plus grande surprise de la soirée était accrochée au bout d’une paire de talons Dior vertigineuse. Une demoiselle de mon âge, habillée pour le tapis rouge de Cannes plutôt que pour des cuisines professionnelles a réussi à soudoyer une recette de dessert discrètement pendant la cuisson des petits pois. Un culot monstre et une jupe mini ont obtenus mon admiration ce soir là.

Attaquons le côté technique de la chose: le Chiberta est le restaurant en question. C’est un restaurant Guy Savoy où vous pouvez admirer le talent du chef Stéphane Laruelle tous les soirs sauf le samedi et le dimanche. Avant de vous précipiter sur la carte et tourner de l’oeil (pour certains) aux prix pratiqués, sachez qu’il existe un service au bar qui propose un menu à 50 euros pour entrée plat dessert si je ne me trompe pas.

chiberta-french-restaurantA little while back I had the pleasure of visiting a famous Parisian restaurant. Meeting up with a small group, we were let in before the start of service. Cozy ambiance overall but the heaviness of the Michelin star clung in the atmosphere and was a little off-putting for me because let’s be realistic, a chef has a thousand better things to do than meet with us.

Of course, I don’t know anyone. Timidity is not of my most visible characteristics but that night, I made myself very small for a little while. Even the peas sacrificed in the name of gastronomy were braver than me. After visiting the restaurant, the entrance in the kitchen was the moment where things started going a little smoother.

It’s a small kitchen, not one of those giant ones I saw in Las Vegas (Thank God). The chef was a pedagogue, laid back and very approachable. I found this surprising, especially when you take into account that he has to deal with his crew, be ready for the diner service and teach morons how to prepare an amuse-bouche.

The biggest surprise of the night was hung on top a high pair of Dior heels. A little lady my age, dressed to the nines for a visit to professional kitchen. She managed to discreetly get the recipe for the chocolate mousse. A giant pair of prophetic balls and miniskirt gained my respect that night.

Let’s attack the technical aspect of this: le Chiberta is the restaurant in question. It’s a Guy Savoy restaurant . You can admire Stéphane Laruelle’s talents five evenings a week. Before running out of the room when you saw the menu prices, know that there’s a menu for 50 euros including appetizer, entrée and desert.

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