One weekend in Paris is akin to having your life taken hostage by a chronometer. You have to see it all, eat it all, engorge yourself with post cards and steal the Eiffel tower in a tiny keychain. I was able to steal four hours of a friend’s life. We headed to Censier Daubenton for a few hours spent in my Paris.
Taking a little detour toward Rue Mouffetard, a highly touristic street worn down by ridiculous prices one would find in a game of Monopoly. Six degrees celcius outside, very convincing temperature when it comes to the acquisition of ice cream. It’s nothing for a guy that comes straight from Finland and it allows us to have a little climactic rebellion. After falling back on Place Monge, we are looking for a hall in the wall of Haussmanian buildings. Let me rephrase that, I am looking for a hole, the 6’2″ mobile flesh structure is following me patiently, not bothering to question my doubtful determination.
Once the hole was found amongst all that real estate, the entrance to the Lutèce arenas didn’t grab the attention of my friend, still dazed and confused by the creamy goodness.
Un weekend à Paris c’est voir sa vie prise en otage par un chronomètre. Il faut tout voir, tout manger, s’engorger de cartes postales et happer la tour Eiffel sous forme de porte-clé de quelques centimètres. J’ai réussi à subtiliser 4 heures de la vie d’un bon ami. Direction Censier Daubenton pour quelques heures perdues dans mon Paris.
Un détour et en route vers la rue Mouffetard, rue hautement touristique rongée par des prix dignes d’un Monopoly. Six degrés, température convaincante pour faire l’acquisition de deux boules de gelati. Ce n’est rien pour un mec qui arrive de Finlande et cela permet un petit moment de rebellion climatique. Suite à une retombée violente sur la Place Monge, nous cherchons un trou dans le mur d’immeubles haussmaniens. Correction, je cherche, le mètre quatre vingt dix de chaire mobile me suit patiemment, ne remettant pas une seule fois en cause ma détermination douteuse à trouver une brèche immobilière.
Une fois trouvée, l’entrée des arènes de Lutèce n’attire même pas l’attention de mon compagnon qui se remet encore de sa dose de gras lacté en cornet. Traversée rapide, une ou deux anecdotes envoyées à son attention comme des harpons et en route vers le jardin des plantes. Et là, au lieu de le laisser tranquille je le harcèle avec la différence entre les jardins à l’anglaise et les jardins à la française tout en me demandant ce que j’en ai à foutre moi aussi.
La galerie de Paléontologie n’attend que nous: petite leçon de linguistique devant un foie de tigre, réflexion sur les capacités enfantines illimitées à apprécier les dinosaures, clin d’oeil aux moutons siamois puis, comme le dit si bien mon ami: “la baguette avec le jambon qui formait le sandwhich était bonne, mais ça, c’était ce matin, j’ai faim maintenant”.
Où manger à 4 heures 30 de l’après-midi? Au fin fond du quartier chinois de Paris. Pendant que mon compagnon est en trance orgasmique devant le fait qu’une Orangina ne coûte que deux euros, je commande son plat et le mien. Patrick dit bonjour au boeuf Loc Lac avant de l’avaler d’une traite puis je le traîne dans une boulangerie où il comprend tout à fait pourquoi la France c’est la France. Peut-être qu’un jour je lui dirais que toutes nos religieuses ne sont pas en chocolat.
Toujours pas de contenu à proprement parler sur ce blog, mais bientôt, bientôt je vous serais d’une utilité.